Connect with us

GABON :: RéLIGION

Infos: Actualités Gabon :: PREDICATION DU DIMANCHE 25 DECEMBRE 2022 Rév. Dr Joël Hervé BOUDJA Fête de Noël :: Gabon news

Texte : Esaïe 52, 7-10 ; Hébreux 1, 1-6 ; Jean 1, 1-18 La vérité n’est pas toujours bonne à dire, prétend le dicton. En ce jour de Noël, nous pourrions le transformer en reconnaissant également que la vérité n’est pas toujours bonne à vivre. Elle peut faire mal, très mal. Nous ne sommes pas toujours prêts à l’affronter

Published

on

Infos: Actualités Gabon :: PREDICATION DU DIMANCHE 25 DECEMBRE 2022 Rév. Dr Joël Hervé BOUDJA Fête de Noël :: Gabon news

Texte : Esaïe 52, 7-10 ; Hébreux 1, 1-6 ; Jean 1, 1-18

La vérité n’est pas toujours bonne à dire, prétend le dicton. En ce jour de Noël, nous pourrions le transformer en reconnaissant également que la vérité n’est pas toujours bonne à vivre. Elle peut faire mal, très mal. Nous ne sommes pas toujours prêts à l’affronter en temps normal. Alors à Noël, elle nous saute aux yeux. Elle est là dans sa pureté. Nous ne pouvons plus nous mentir à nous-même. Un peu comme si le temps s’était arrêté.

L’absence, la solitude, les relations compliquées sont plus difficiles à vivre un jour comme celui d’aujourd’hui. Ceci nous montre que Noël n’est pas un jour comme les autres. Il y a quelque chose de différent. Sommes-nous émerveillés par l’enfant à la crèche ? Sommes-nous envahis de cette lumière divine ?

Tout au long de cette fête, nous découvrons, redécouvrons en nous cette force intérieure d’espérance comme si tout devenait à nouveau possible. Quoiqu’il en soit, personne ne semble rester indifférent face à un tel événement, même si pour beaucoup Noël est d’abord devenu une fête de famille, une fête commerciale avant d’être un souvenir de quelque chose d’exceptionnel qui s’est produit il y a plus de deux mille ans et qui a transformé notre humanité entière : la mise au monde de Dieu, la mise à l’humain de Dieu.

Dieu s’est fait l’un des nôtres. De manière étonnante il est vrai comme le relate le récit de Jean que nous venons d’entendre. Au fil des versets, il élabore un récit en maintenant le suspense. Vers la fin, nous pourrions presque l’interrompre et lui dire : « et alors ». Et lui de répondre : « et alors, eh bien, et le Verbe s’est fait chair ? Il a habité parmi nous ». Le Verbe s’est fait chair. Dans l’expérience indicible de la foi, y a-t-il plus belle phrase que celle-là ?

Vivre avec cette conviction intime que Dieu a choisi de partager notre condition humaine. Que la vie vaut à ce point la peine d’être vécue, qu’il a décidé de l’incarner. Que notre corps est la plus belle enveloppe que nous ayons reçue pour accomplir notre destinée même si au cours des siècles des penseurs en mal d’existence vont voir en celui-ci un lieu de misère. Noël nous rappelle que tout être humain dans son corps et dans son âme et ce quelle que soit sa condition physique, intellectuelle, sociale et j’en passe, est la plus belle réalisation de Dieu.

C’est sans doute pour cette raison que ce dernier a choisi de l’inhabiter le temps d’une existence terrestre. Mais il y a plus que cela, Dieu s’est non seulement fait chair, mais il a habité parmi nous. Ce qui reviendrait à dire que Dieu a déménagé. Oui, vous entendez bien, il a déménagé. Il a quitté son Ciel pour venir sur notre terre. Oh, il n’avait pas pris grand-chose avec lui. Aucun carton, aucune valise. Juste un peu de sa divinité. Cela n’a d’ailleurs pas semblé trop lourd à porter puisqu’un tout petit bébé a pu la transporter.

Dieu s’est fait donc proche, c’est-à-dire qu’il s’est fait le prochain de ses créatures. Lui qui jusqu’à ce jour nous semblait tellement éloigné, inatteignable, voilà qu’il fait de nous son prochain, non pas celui qui est loin de lui mais celui de qui il a choisi de se faire proche. Dieu vient à nous. Il n’est plus une divinité indéfinissable. Il est une personne, cet enfant, ce tout-petit avec toute sa richesse et sa fragilité. Il est l’un de nous. Et sa mise au monde dépendait entièrement de sa volonté. C’est pourquoi la mise au monde de Dieu n’est pas seulement un événement à commémorer comme un anniversaire. Elle vaut tellement plus que l’admiration devant la douceur d’une crèche.

En effet, Noël est aussi cette invitation permanente à entrer dans une démarche positive de vie. Si Noël est bien la fête de la mise au monde de Dieu, Noël est également la fête de la mise à Dieu de l’être humain. Par l’incarnation du Fils, nous partageons une condition humaine commune empreinte de divinité dans l’Esprit. En étant l’un des nôtres, nous sommes devenus un peu de Lui. La distance nous séparant l’un de l’autre est à ce point infime.

En d’autres termes, nous sommes les prochains de Dieu tellement celui-ci s’est fait proche de nous puisqu’il inhabite en nous. C’est cela la mise à Dieu de tout homme, de toute femme. Et la lumière de la nuit passée nous ouvre la voie à un tel chemin. Par l’événement de Noël, la mise au monde de Dieu a conduit à la mise à Dieu de l’être humain. Telle est la vérité de cette fête.

Bien-aimés dans le Seigneur, en ce jour de Noël, Dieu nous invite à faire place à l’imprévu, place à l’inattendu. La foi en Jésus Christ qui nous rassemble aujourd’hui ne peut passer que par l’étonnement. Nous pourrions presque affirmer qu’avoir la foi, c’est être étonné. Certains sont étonnés que nous puissions croire et nous, nous croyons car nous sommes des êtres non seulement étonnants mais également étonnés. Des étonnés de l’amour de Dieu pour sa création, des étonnés de l’amour de Dieu qui se dévoile dans toute relation où chaque être est libre d’aimer. Tant que je ne serai pas étonné, je ne serai pas croyant comme si, lorsque j’arrête de m’étonner, je perds la foi. Tout simplement parce que le visage de Dieu, tel qu’il nous est révélé par Jésus, est étonnant. L’évangile est étonnant.

Dès lors, croire est étonnant. Par le mystère de l’Incarnation, nous devenons les étonnés de la vie. En nous, nous laissons une lézarde dans nos certitudes intérieures pour laisser surgir l’imprévu, l’inattendu de Dieu. Nous nous ouvrons à l’irruption du nouveau dans notre vie. Nous lâchons prise parce que nous acceptons que ce soit dans cet inattendu que Dieu nous attend.

Lâcher prise, c’est se reconnaître non maître de son histoire et de sa destinée. C’est ne pas adapter l’événement à mes propres désirs mais recevoir chaque jour, chaque instant comme il vient et pouvoir m’en réjouir.

Lâcher prise, c’est accepter que tout ne nous appartient pas, qu’il y a une grande part de mystère en Dieu, en l’autre mais également en nous. C’est donc se déprendre de nous-même pour mieux vivre et grandir pour l’avenir. En lâchant prise, je crains moins et j’aime davantage.

C’est vrai, lorsque je contrôle tout, je me rassure ; tandis que lorsque je laisse place à l’imprévu, à l’inattendu, je lâche prise et donc, je peux vivre. Noël nous convie de la sorte à laisser place en nous pour mieux nous abandonner dans le cœur de Dieu.

Vivre de cette confiance que le bonheur est un chemin proposé à chacune et chacun même si les ronces de la violence désenchantent le monde dans lequel nous sommes pour le moment.

Vivre la vie avec étonnement pour redécouvrir les merveilles de chaque instant. Cueillir et accueillir l’imprévu des événements comme richesses à dépasser et bienfaits à découvrir. Si l’inattendu et l’imprévu nous déstabilisent, rappelons-nous qu’à tout instant qui passe, le Christ frappe lui aussi à notre porte de façon toujours inattendue. C’est dans l’inattendu et l’imprévu de l’événement que Dieu se révèle à nous en ce jour de Noël.

Que dans la foi, nous puissions nous en réjouir pour que l’étoile de Noël ne se lasse pas en une nuit, en un jour, mais s’offre à nous dans l’étonnement de chaque instant.

Frères et sœurs dans le Seigneur, la vie n’est jamais un destin à subir mais plutôt un bonheur à acquérir, une dignité à conquérir, une destinée à accomplir.  Tout être qui vient à la vie reste un mystère pour ses proches.  Tout Dieu qui se donne à nos vies, est un mystère pour celles et ceux qui s’en approchent.  Et pour entrer dans un mystère, il ne suffit pas de le contempler mais plutôt de le vivre.  Qu’est-ce à dire ? 

Vivre un mystère, c’est accepter d’entrer en relation avec l’autre qui nous a été donné.  Lorsque ce dernier est d’ordre divin, nous découvrons tout tendrement que la foi ne peut jamais se résumer à des valeurs.  Ces dernières découlent de la richesse d’une relation divine qui la précède.  Nous sommes conviés à entrer en relation avec ce Dieu bébé qui se donne à nous aujourd’hui et nous tend ses bras pour que nous le prenions dans les nôtres.  Toutes et tous, nous sommes les crèches vivantes du Fils de Dieu et nos cœurs sont la mangeoire dans laquelle il a été déposé. 

Pour entrer dans ce mystère, il nous suffit donc de fermer les yeux et de découvrir cet être divin qui vit au plus profond de notre être.  Il nous attend.  Il nous accueille.  Mieux encore, il a besoin de nous.  Il ne peut se passer de nous, comme tout bébé d’ailleurs.  Par la tendresse de nos yeux, dans la douceur de nos mots, partons à la rencontre de ce Dieu qui s’est fait un jour homme pour qu’à notre tour nous puissions partager la vie divine. 

La fête de Noël, n’est donc jamais un dû auquel nous avons droit. La fête de Noël est un don que nous sommes conviés d’accueillir, comme de véritables théodores.  Et lorsque nous nous laissons illuminés par le mystère de l’incarnation, nous devenons des porteurs de Dieu, c’est-à-dire des théophores.   Théodores et théophores, voilà ce que nous advenons en ce jour de Noël.

Que l’étoile de Noël brille avec surabondance et nous montre la route divine de la Vie. Joyeux Noël. Amen.

 

GABON :: RéLIGION

Infos: Actualités Gabon :: PREDICATION DU DIMANCHE 25 DECEMBRE 2022 Rév. Dr Joël Hervé BOUDJA Fête de Noël :: Gabon news

Texte : Esaïe 52, 7-10 ; Hébreux 1, 1-6 ; Jean 1, 1-18 La vérité n’est pas toujours bonne à dire, prétend le dicton. En ce jour de Noël, nous pourrions le transformer en reconnaissant également que la vérité n’est pas toujours bonne à vivre. Elle peut faire mal, très mal. Nous ne sommes pas toujours prêts à l’affronter

Published

on

Infos: Actualités Gabon :: PREDICATION DU DIMANCHE 25 DECEMBRE 2022 Rév. Dr Joël Hervé BOUDJA Fête de Noël :: Gabon news

Texte : Esaïe 52, 7-10 ; Hébreux 1, 1-6 ; Jean 1, 1-18

La vérité n’est pas toujours bonne à dire, prétend le dicton. En ce jour de Noël, nous pourrions le transformer en reconnaissant également que la vérité n’est pas toujours bonne à vivre. Elle peut faire mal, très mal. Nous ne sommes pas toujours prêts à l’affronter en temps normal. Alors à Noël, elle nous saute aux yeux. Elle est là dans sa pureté. Nous ne pouvons plus nous mentir à nous-même. Un peu comme si le temps s’était arrêté.

L’absence, la solitude, les relations compliquées sont plus difficiles à vivre un jour comme celui d’aujourd’hui. Ceci nous montre que Noël n’est pas un jour comme les autres. Il y a quelque chose de différent. Sommes-nous émerveillés par l’enfant à la crèche ? Sommes-nous envahis de cette lumière divine ?

Tout au long de cette fête, nous découvrons, redécouvrons en nous cette force intérieure d’espérance comme si tout devenait à nouveau possible. Quoiqu’il en soit, personne ne semble rester indifférent face à un tel événement, même si pour beaucoup Noël est d’abord devenu une fête de famille, une fête commerciale avant d’être un souvenir de quelque chose d’exceptionnel qui s’est produit il y a plus de deux mille ans et qui a transformé notre humanité entière : la mise au monde de Dieu, la mise à l’humain de Dieu.

Dieu s’est fait l’un des nôtres. De manière étonnante il est vrai comme le relate le récit de Jean que nous venons d’entendre. Au fil des versets, il élabore un récit en maintenant le suspense. Vers la fin, nous pourrions presque l’interrompre et lui dire : « et alors ». Et lui de répondre : « et alors, eh bien, et le Verbe s’est fait chair ? Il a habité parmi nous ». Le Verbe s’est fait chair. Dans l’expérience indicible de la foi, y a-t-il plus belle phrase que celle-là ?

Vivre avec cette conviction intime que Dieu a choisi de partager notre condition humaine. Que la vie vaut à ce point la peine d’être vécue, qu’il a décidé de l’incarner. Que notre corps est la plus belle enveloppe que nous ayons reçue pour accomplir notre destinée même si au cours des siècles des penseurs en mal d’existence vont voir en celui-ci un lieu de misère. Noël nous rappelle que tout être humain dans son corps et dans son âme et ce quelle que soit sa condition physique, intellectuelle, sociale et j’en passe, est la plus belle réalisation de Dieu.

C’est sans doute pour cette raison que ce dernier a choisi de l’inhabiter le temps d’une existence terrestre. Mais il y a plus que cela, Dieu s’est non seulement fait chair, mais il a habité parmi nous. Ce qui reviendrait à dire que Dieu a déménagé. Oui, vous entendez bien, il a déménagé. Il a quitté son Ciel pour venir sur notre terre. Oh, il n’avait pas pris grand-chose avec lui. Aucun carton, aucune valise. Juste un peu de sa divinité. Cela n’a d’ailleurs pas semblé trop lourd à porter puisqu’un tout petit bébé a pu la transporter.

Dieu s’est fait donc proche, c’est-à-dire qu’il s’est fait le prochain de ses créatures. Lui qui jusqu’à ce jour nous semblait tellement éloigné, inatteignable, voilà qu’il fait de nous son prochain, non pas celui qui est loin de lui mais celui de qui il a choisi de se faire proche. Dieu vient à nous. Il n’est plus une divinité indéfinissable. Il est une personne, cet enfant, ce tout-petit avec toute sa richesse et sa fragilité. Il est l’un de nous. Et sa mise au monde dépendait entièrement de sa volonté. C’est pourquoi la mise au monde de Dieu n’est pas seulement un événement à commémorer comme un anniversaire. Elle vaut tellement plus que l’admiration devant la douceur d’une crèche.

En effet, Noël est aussi cette invitation permanente à entrer dans une démarche positive de vie. Si Noël est bien la fête de la mise au monde de Dieu, Noël est également la fête de la mise à Dieu de l’être humain. Par l’incarnation du Fils, nous partageons une condition humaine commune empreinte de divinité dans l’Esprit. En étant l’un des nôtres, nous sommes devenus un peu de Lui. La distance nous séparant l’un de l’autre est à ce point infime.

En d’autres termes, nous sommes les prochains de Dieu tellement celui-ci s’est fait proche de nous puisqu’il inhabite en nous. C’est cela la mise à Dieu de tout homme, de toute femme. Et la lumière de la nuit passée nous ouvre la voie à un tel chemin. Par l’événement de Noël, la mise au monde de Dieu a conduit à la mise à Dieu de l’être humain. Telle est la vérité de cette fête.

Bien-aimés dans le Seigneur, en ce jour de Noël, Dieu nous invite à faire place à l’imprévu, place à l’inattendu. La foi en Jésus Christ qui nous rassemble aujourd’hui ne peut passer que par l’étonnement. Nous pourrions presque affirmer qu’avoir la foi, c’est être étonné. Certains sont étonnés que nous puissions croire et nous, nous croyons car nous sommes des êtres non seulement étonnants mais également étonnés. Des étonnés de l’amour de Dieu pour sa création, des étonnés de l’amour de Dieu qui se dévoile dans toute relation où chaque être est libre d’aimer. Tant que je ne serai pas étonné, je ne serai pas croyant comme si, lorsque j’arrête de m’étonner, je perds la foi. Tout simplement parce que le visage de Dieu, tel qu’il nous est révélé par Jésus, est étonnant. L’évangile est étonnant.

Dès lors, croire est étonnant. Par le mystère de l’Incarnation, nous devenons les étonnés de la vie. En nous, nous laissons une lézarde dans nos certitudes intérieures pour laisser surgir l’imprévu, l’inattendu de Dieu. Nous nous ouvrons à l’irruption du nouveau dans notre vie. Nous lâchons prise parce que nous acceptons que ce soit dans cet inattendu que Dieu nous attend.

Lâcher prise, c’est se reconnaître non maître de son histoire et de sa destinée. C’est ne pas adapter l’événement à mes propres désirs mais recevoir chaque jour, chaque instant comme il vient et pouvoir m’en réjouir.

Lâcher prise, c’est accepter que tout ne nous appartient pas, qu’il y a une grande part de mystère en Dieu, en l’autre mais également en nous. C’est donc se déprendre de nous-même pour mieux vivre et grandir pour l’avenir. En lâchant prise, je crains moins et j’aime davantage.

C’est vrai, lorsque je contrôle tout, je me rassure ; tandis que lorsque je laisse place à l’imprévu, à l’inattendu, je lâche prise et donc, je peux vivre. Noël nous convie de la sorte à laisser place en nous pour mieux nous abandonner dans le cœur de Dieu.

Vivre de cette confiance que le bonheur est un chemin proposé à chacune et chacun même si les ronces de la violence désenchantent le monde dans lequel nous sommes pour le moment.

Vivre la vie avec étonnement pour redécouvrir les merveilles de chaque instant. Cueillir et accueillir l’imprévu des événements comme richesses à dépasser et bienfaits à découvrir. Si l’inattendu et l’imprévu nous déstabilisent, rappelons-nous qu’à tout instant qui passe, le Christ frappe lui aussi à notre porte de façon toujours inattendue. C’est dans l’inattendu et l’imprévu de l’événement que Dieu se révèle à nous en ce jour de Noël.

Que dans la foi, nous puissions nous en réjouir pour que l’étoile de Noël ne se lasse pas en une nuit, en un jour, mais s’offre à nous dans l’étonnement de chaque instant.

Frères et sœurs dans le Seigneur, la vie n’est jamais un destin à subir mais plutôt un bonheur à acquérir, une dignité à conquérir, une destinée à accomplir.  Tout être qui vient à la vie reste un mystère pour ses proches.  Tout Dieu qui se donne à nos vies, est un mystère pour celles et ceux qui s’en approchent.  Et pour entrer dans un mystère, il ne suffit pas de le contempler mais plutôt de le vivre.  Qu’est-ce à dire ? 

Vivre un mystère, c’est accepter d’entrer en relation avec l’autre qui nous a été donné.  Lorsque ce dernier est d’ordre divin, nous découvrons tout tendrement que la foi ne peut jamais se résumer à des valeurs.  Ces dernières découlent de la richesse d’une relation divine qui la précède.  Nous sommes conviés à entrer en relation avec ce Dieu bébé qui se donne à nous aujourd’hui et nous tend ses bras pour que nous le prenions dans les nôtres.  Toutes et tous, nous sommes les crèches vivantes du Fils de Dieu et nos cœurs sont la mangeoire dans laquelle il a été déposé. 

Pour entrer dans ce mystère, il nous suffit donc de fermer les yeux et de découvrir cet être divin qui vit au plus profond de notre être.  Il nous attend.  Il nous accueille.  Mieux encore, il a besoin de nous.  Il ne peut se passer de nous, comme tout bébé d’ailleurs.  Par la tendresse de nos yeux, dans la douceur de nos mots, partons à la rencontre de ce Dieu qui s’est fait un jour homme pour qu’à notre tour nous puissions partager la vie divine. 

La fête de Noël, n’est donc jamais un dû auquel nous avons droit. La fête de Noël est un don que nous sommes conviés d’accueillir, comme de véritables théodores.  Et lorsque nous nous laissons illuminés par le mystère de l’incarnation, nous devenons des porteurs de Dieu, c’est-à-dire des théophores.   Théodores et théophores, voilà ce que nous advenons en ce jour de Noël.

Que l’étoile de Noël brille avec surabondance et nous montre la route divine de la Vie. Joyeux Noël. Amen.

 

Continue Reading

Trending

0:00
0:00