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Infos: Actualités France :: Judith Ekwalla publie un nouveau roman Par Calvin Djouari :: France news

LE SACRIFICE DE NOURA est le titre du nouveau roman de Judith Ekwalla (Broché). L’auteure de ce livre est une camerounaise qui vit au Sénégal depuis de longues années. Elle se fait appeler « La Princesse du Wouri », un nom qui rappelle le paysage romantique de sa région natale et de sa culture Sawa. Avec cette nouvelle publication, Judith Ekwalla devient la

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Infos: Actualités France :: Judith Ekwalla publie un nouveau roman Par Calvin Djouari :: France news

LE SACRIFICE DE NOURA est le titre du nouveau roman de Judith Ekwalla (Broché). L’auteure de ce livre est une camerounaise qui vit au Sénégal depuis de longues années. Elle se fait appeler « La Princesse du Wouri », un nom qui rappelle le paysage romantique de sa région natale et de sa culture Sawa.

Avec cette nouvelle publication, Judith Ekwalla devient la représentante de l’écriture camerounaise dans le pays de Senghor et de  Mariama Bâ. Ce livre, écrit dans un style dense et attractif, combine de façon harmonieuse, dialogues, prose, esprit poétique pour une randonnée enrichissante au cœur des réalités plurielles de la littérature africaine. Même si elle est camerounaise, c’est d’abord la culture sénégalaise qui émerge et qui crée une pause significative dans le pays adoptif de l’écrivaine.

Le livre compte 132 pages et se compose de textes écrits à partir de la réalité d’une société qu’elle connaît assez bien. Ce roman qui pousse un cri de désenchantement, d’une blessure qui ne se cicatrise jamais dans nos coutumes africaines, montre comment nos traditions demeurent anachroniques. Dans ce roman qui vient d’être fraîchement publié, Judith Ekwalla nous plonge dans l’histoire de trois jeunes filles, Binta, Noura, Myriam, elle prend ainsi la voix de ces héroïnes en relatant dans des carnets dérobés, l’avenir des enfants volés en éclats ; une adolescence défigurée, une vie et un destin enterrés dans des liaisons sordides provoquées par ces hommes riches qui ne cessent de renouer avec les fantômes du passé.

Elle aborde avec la même force destructrice qui l’anime souvent dans ses écrits, en allant dans le sous-bassement des choses. Comme dans son précédent livre « Souvenirs sombres et clairs », le sacrifice de Noura est comme un message, à toutes les sociétés africaines. Judith Ekwalla est une grande habituée de la littérature anthropologique parce qu’elle a une grande maîtrise des peuples. Conséquence directe de son intégration et des relations qu’elle a tissées au fil des ans dans son pays d’accueil, appuyée par son amour ouvert à la culture sénégalaise. Passage  de Judith à la télé sénégalaise https://o-trim.co/jud

Le Sénégal, c’est un pays d’écrivains, les ombres des poètes parsèment les sentiers. Judith a puisé dans ces ombres-là une grande énergie qui nourrit grandement son imaginaire. Il faut le reconnaitre, le Sénégal est la mère des espaces littéraires africains. La pierre angulaire de la littérature africaine, c’est pourquoi Judith Ekwalla, se livre avec toute cette charge de fierté, c’est une initiative audacieuse de pénétrer la culture d’un peuple qu’on a adoptée et de la promouvoir à sa façon. Et tel que nous le constatons, son choix s’opère dans l’écriture. L’écriture lui permet d’aller dans les tréfonds des sociétés traditionnelles non pas avec le regard d’une intellectuelle curieuse, mais de l’écrivaine, parce que son travail de création et de production permet facilement de pénétrer l’âme des peuples.

L’histoire de ces trois jeunes nommées Binta, Noura et Myriam déchire notre âme et menace notre conscience rétablie. C’est une crise de trop, pour ces jeunes filles qui voient leur vie bouleverser de la sorte. Quelles sont les conséquences de cette situation sur leur propre vie ? Comment les proches vivent -ils un tel drame ? Le sacrifice de Noura répond à ces questions, qui exposent la terrible réalité de la vie des jeunes filles en Afrique.

Le livre est rédigé dans un contexte de crises généralisées. Les habitants de nos villages, aujourd’hui, font face à une crise sociale, une période de grande controverse au niveau mondial. On se questionne sur le rôle de l’écrivain dans son vécu. En dépit des situations de crise que traversent toutes les sociétés aujourd’hui, les jeunes filles aspirent à une belle vie, la vraie vie.

Dans leur désespoir, dans cet espoir, elles n’acceptent pas les affres d’un mariage précoce ou conditionné. Ce roman vise à faire germer l’espoir chez les jeunes filles qui doivent comprendre qu’elles ont la force qu’elles doivent se battre pour changer leur quotidien.

Le sacrifice de Noura remet en question toute une philosophie de transmission de nos traditions africaines. Aussi, ce roman devient un projet pour un temps qui se tourne vers une cuisante réalité qui sera la toile de fond de toutes les conversations futures. Ce livre aborde aussi la problématique d’une violence psychologique qui devient une partie de notre quotidien ; il n’est pas normal de nos jours que les jeunes filles vivent aujourd’hui dans un contexte de vie extrêmement difficile, un arrangement des mariages cocasses.

En fait, le choix de traduire la réalité sénégalaise, son vécu dans un nouveau genre littéraire s’imposait à Judith Ekwalla. Elle a ressenti un réel besoin de témoigner, d’exprimer dans un langage simple et clair la réalité des faits qu’elle observe comme une terreur des temps modernes, la dure réalité de la vie des jeunes filles des coins reculés.

Ce roman est un véritable plaidoyer pour le droit à la liberté de choix d’un conjoint. Le lecteur trouvera dans ce roman l’image des jeunes filles qui mènent un combat pour la liberté, et qui se bat pour l’essentiel. Un autre visage « du vous et du Moi » qui souffrent en silence est enfin dévoilée.

Un livre qui touche l’angle le plus difficile dans la profession d’écrivain qui exige l’observation et la dénonciation. On peut voir le risque que prend l’écrivain. Ce risque est grand. La vie de l’écrivain est compliquée par une série de causes qu’il défend. Il y a ici une exigence de la vie qui reste un engagement délicat.

Mais l’essentiel, quand l’écrivain épouse une idée ou que celui-ci se fond avec un projet d’écriture, cette union entraîne de grands sacrifices. C’est de ce sacrifice qu’il est question ici. On retrouve alors une Judith Ekwalla armée jusqu’aux dents où la passion va jouer un rôle moteur pour la poursuite de l’action qui fait le bonheur des lecteurs, mais aussi d’une société qui ne serait jamais sentie touchée, sans ce sacrifice.

Le lecteur a son regard. Mais un auteur reste propriétaire de ses idées, c’est une posture qui lui est chère. La lecture systématique d’un roman ne suffit pas pour comprendre sous forme synthétique sa pensée. Des problèmes de cheminement peuvent se poser, les critiques sont diverses, mais dans toute chose, il faut avoir du recul. Judith apparaît telle une romancière essayiste, plus comme un essayiste nouvelliste de talent ou alors comme une sociologue épistolaire. Cette construction néologique ne dérange en rien l’esprit de l’œuvre. 

Puisque cette construction reconnaît que la sociologie en dernier ressort est une science humaine et que les sciences humaines ne sont pas des sciences exactes. Ce qui reste exact, c’est l’espoir en la vie qui est permis, il suffit de se battre pour édifier un pont qui lie la pensée à l’autre rive et qui déterminera l’existence humaine dans sa complexité. Que ce roman fasse sa route et attire d’autres qui pourront être lus et écrits. Beaucoup voient en cette parution une écriture prospère riche de sens et prometteuse.

 
 

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Infos: Actualités France :: l’ombre d’une lumière eclosive d’Alice bebbe koko lu par l’écrivain Calvin DJOUARI :: France news

Alice BEBBE KOKO est une femme politique et écrivaine camerounaise. Elle a publié l’an dernier un livre autobiographique « l’Ombre d’une Lumière Eclosive », qui raconte ses expériences de la vie. Elle a décidé de se présenter aux élections sénatoriales dans la Région du Littoral, pour le compte de son parti le PCRN. Camer.be l’a

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Infos: Actualités France :: l’ombre d’une lumière eclosive d’Alice bebbe koko lu par l’écrivain Calvin DJOUARI :: France news

Alice BEBBE KOKO est une femme politique et écrivaine camerounaise. Elle a publié l’an dernier un livre autobiographique « l’Ombre d’une Lumière Eclosive », qui raconte ses expériences de la vie. Elle a décidé de se présenter aux élections sénatoriales dans la Région du Littoral, pour le compte de son parti le PCRN. Camer.be l’a rencontrée et au cours d’un échange politique et littéraire, elle nous a livré les raisons de son engagement. Lisez plutôt.

Bonjour Alice BEBBE KOKO Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour chers tous. Je Alice BEBBE KOKO, Camerounaise d’une cinquantaine d’années, mère et grand-mère de plusieurs enfants et petits-enfants. Chrétienne, je suis enfant de DIEU depuis plusieurs années déjà, née de nouveau. Titulaire d’une Licence professionnelle en Management, option Gestion des Ressources Humaines, j’ai très souvent exercé en qualité d’Assistante de direction et d’Organisatrice des événements et aussi de temps en temps en tant que Consultante en Gestion des Ressources Humaines. J’organise également diverses formations notamment en Art oratoire et en Relation Clients. Femme politique, je milite vaillamment depuis mon entrée en Politique, auprès de l’illustre Député l’Honorable Cabral Libi, Président National du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).

J’ai déjà un état de services non négligeables et j’occupe à ce jour le poste de Présidente du Sous-Comité Communal King Deido PCRN à Douala 1er. Je suis aussi Écrivaine et comme vous l’avez souligné à l’entame de notre échange, j’ai effectivement commis un roman autobiographique, L’Ombre d’une Lumière Eclosive, en 2021. Et d’ailleurs, je suis sur le point de publier par la grâce de DIEU, au mois de mars prochain, mon deuxième opus, Ma Résurrection : en finir avec le syndrome du sevrage amoureux. Je vais, pour abréger ma présentation, vous annoncer que depuis quelques mois déjà, je prête ma plume à tous ceux qui souhaitent immortaliser leur vécu. Je suis donc Prête-plume ou Ghost Whriter. Et aussi, je vais m’attarder à développer ce concept de Syndrome de sevrage brusque que j’ai découvert lors de mes dernières réflexions littéraires.

Quel a été votre parcours professionnel et politique jusqu’à ce jour ?

 Comme je le disais tantôt, mon parcours professionnel et politique jusqu’à ce jour n’a pas été de tout repos. Avec la rédaction d’un mémoire de Master en Management à soutenir, je prête ma plume pour non seulement la rédaction des ouvrages littéraires mais aussi pour celle de divers projets de discours et de mémorandums. Je fais la relecture et la correction de divers documents pour le contrôle qualité. Je continue avec ma formation en Arts dramatiques, en Art oratoire et en Politique. Je suis d’ailleurs communicante sur les médias Radio et Télévision pour le compte du PCRN. À ce jour, j’ai déjà participé à plusieurs conférences et séminaires au cours desquels j’ai souvent été membre de plusieurs commissions. J’ai également pris part aux assises du Congrès extraordinaire du PCRN qui s’est tenu à Ngaoundéré du 16 au 18 décembre 2022. Je me déploie sans cesse avec des camarades du parti sur le terrain afin de faire inscrire le maximum de Camerounais sur les listes électorales. C’est notre combat au quotidien car, vous le savez sans doute, le vote de chaque Camerounais âgé d’au moins 20 ans compte.

Nous n’avons donc de cesse de les sensibiliser afin qu’ils connaissent et reconnaissent leurs droits et devoirs. Nous leur facilitons la tâche en invitant dans des différents quartiers Elecam, l’organe en charge des inscriptions. Ils pourront ainsi s’inscrire jusqu’au 31 août prochain. Les femmes PCRN du Wouri en particulier se déploient habilement depuis plusieurs dimanches dans les différents arrondissements mais, tous les camarades se battent au quotidien pour la même cause, sur tout le territoire national. Promotrice d’une association non lucrative, Mon environnement et moi, j’éduque et sensibilise la population locale à la propreté et à la salubrité. De même, avec des camarades du parti, je sensibilise la même population pour la création de nouveaux comités de base. Ainsi, ils pourront libérer leurs énergies, très souvent enfouies et ignorées. En décembre 2020, j’ai participé aux élections régionales sous la bannière du PCRN.

 Avant de nous lancer dans le vif du débat, nos lecteurs aimeraient savoir le rôle d’un sénateur dans une république ?

Partons du postulat selon lequel une République est une forme de gouvernement où le Chef de l’Etat (le Président de la République) n’est pas seul à détenir le pouvoir. Considérons qu’il existe trois types de pouvoir qui sont le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

Le pouvoir législatif au Cameroun est exercé par le Parlement et, est bicaméral c’est-à-dire qu’il y a en son sein deux Chambres, la Chambre haute et la Chambre basse. C’est le Sénat qui constitue la Chambre haute du Parlement. Il représente les Collectivités territoriales décentralisées (les communes et les régions). Alors un Sénateur étant un élu qui siège au Sénat, son rôle dans une République est de voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement, évaluer les politiques publiques.

 Qu’est-ce qui vous pousse à être candidate aux prochaines sénatoriales ?

Comme je l’ai tantôt souligné, le Sénat représente les Collectivités territoriales décentralisées que sont les communes et les régions. La commune étant la plus petite subdivision administrative du territoire, c’est là qu’on retrouve véritablement des personnes vulnérables. C’est aussi là que sont traitées les affaires locales en vue d’assurer le développement économique, social et culturel des populations.

Or, ces communes subissent des lois qui ne leur sont toujours pas favorables. Aussi, je souhaite, par ma modeste contribution, participer à l’élaboration des projets de lois et davantage à la validation des lois qui justement profiteraient à l’épanouissement et à l’émergence de la population locale. Ceci a d’ailleurs toujours été le cri de mon âme m’ayant amenée autrefois à promouvoir « Mon environnement et moi ».

Qu’est ce qui fait la force de votre candidature par rapport à vos concurrents ou concurrentes ?

La force de ma candidature se trouve tout simplement dans mon pacte social. Le Sénat étant considéré comme étant la Chambre des Sages et s’intéressant aux communes et aux régions, participer à l’élaboration des lois et mieux encore à leur validation ne peut que m’interpeller car effectivement cela acquiert une certaine maturité qui ne peut être accordée qu’aux personnes qui ont vécu c’est-à-dire qui ont touché le bas fond. Vous savez, il est pratiquement impossible de comprendre une personne qui a faim si vous n’avez jamais manqué de pain.

Je crois que DIEU m’a assez bien préparée à ces élections. Et aujourd’hui, avec des parents assez proches qui ont contribué à bâtir notre Pays, j’ai acquis très tôt le respect de la chose publique. J’ai aussi et surtout appris à aimer mon prochain comme moi même. Je suis donc là pour servir et non pour être servie, encore moins, pour me servir.

 Quel dossier sera prioritaire si vous êtes élue ?

Étant un scrutin de liste, la victoire sera collective. Cependant, je voudrais souligner ici qu’au vu de notre histoire, des blessures et même d’énormes cicatrices encore très douloureuses constituent notre patrimoine national. J’en profite pour saluer particulièrement l’intelligence qui sort de l’ordinaire de mon Président national, l’Honorable Cabra Libi et aussi celle de nos pères fondateurs qui nous ont donné ce parti car, effectivement, le mot PCRN n’est pas juste un acronyme.

En effet, lorsqu’on définit chacune de ses composantes, Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, fort est de constater qu’une réconciliation s’impose. D’abord une réconciliation envers nous-mêmes et aussi la réconciliation les uns envers les autres. Nous allons donc nous atteler à participer à la réconciliation avec notre patrimoine et à l’implémentation du Fédéralisme Communautaire qui est aussi la forme de l’Etat qui va permettre de rétablir la justice sociale.

Pouvez-vous donner un engagement fort qui sera comme votre leitmotiv pour un pacte social ?

« Le Cameroun qui protège et qui libère les énergies. » Pendant près de cinquante ans, j’ai tourné en rond, cherchant à me reconnecter envers moi-même. J’ignorais alors que je regorgeais de tant de potentiels. Je me découvre à peine et je me déploie déjà à merveille, pour le bien d’une multitude. Mais pour cela, sans n’avoir pas accusé ni insulté qui que ce soit, sans avoir pointé du doigt aucune institution, j’ai dû prendre conscience de mon mal être. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort. Je me suis dit en moi-même haut et fort : Stop, ça suffit, ma vie doit compter.

Et aujourd’hui, je suis là, je me présente aux élections sénatoriales, l’une des plus prestigieuses. Je prends juste un engagement, inciter toute personne à s’auto challenger et devenir une bénédiction pour des multitudes. Car, tant tu t’ignores, tout est enfoui en toi et les autres attendent ta maturation afin de profiter du fruit de ton arbre.

 On sait aussi que vous êtes écrivaine. Pensez-vous que ce statut favorisera votre élection ?  Interview au sujet  de son livre  https://o-trim.co/ber

Écrire c’est un art, un talent, une passion. Mais écrire est davantage une œuvre de l’esprit. Lorsque j’écris mes ouvrages ou même quand je prête ma plume, au moment précis où je le fais, je me sens comme enrôlée par mon esprit. Il devient un avec l’Esprit de DIEU en moi. Et j’écris à ce moment précis ce que je reçois de l’Esprit. Il me rappelle et me dicte toute chose, en fonction du besoin littéraire du moment.

C’est pourquoi je débute mon livre par : Saint-Esprit parle, ta servante t’écoute. Oui je pense humblement que mon talent d’Ecrivaine favoriserait mon élection tout simplement parce que désormais, c’est poussé par l’Esprit que je pose tout acte pour le bien-être de tous et assurément, cela est perceptible.

Un mot pour vos électeurs

Pour les élections sénatoriales, ce sont les grands électeurs (les Conseillers municipaux et régionaux) qui votent. Si j’ai l’occasion de les rencontrer personnellement, je leur dirais juste ceci ou plutôt, je le leur rappellerais car, cette pensée ne vient pas de moi mais bel et bien de celui qui met en chacun de nous sa mission : toute autorité vient de DIEU. Vouloir forcer ou même biaiser parce qu’on veut se servir au lieu de servir, c’est faire du mal, c’est pêcher. Et comme on le sait, on va à coup sûr récolter tout ce qu’on aura semé.

Donc en réalité, on se fait du mal à soi-même quand on agit mal. C’est pourquoi je demande aux électeurs d’élire, pas selon leur ego ou leurs ambitions égoïstes mais plutôt poussés par leur conviction personnelle, qui ne trompe pas mais, qui, en réalité, se trouve au fond de chacun d’eux. Chers électeurs, ne faites pas taire cette petite voix en vous ! Ne l’ignorez plus s’il vous plaît !

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Infos: Actualités France :: l’ombre d’une lumière eclosive d’Alice bebbe koko lu par l’écrivain Calvin DJOUARI :: France news

Alice BEBBE KOKO est une femme politique et écrivaine camerounaise. Elle a publié l’an dernier un livre autobiographique « l’Ombre d’une Lumière Eclosive », qui raconte ses expériences de la vie. Elle a décidé de se présenter aux élections sénatoriales dans la Région du Littoral, pour le compte de son parti le PCRN. Camer.be l’a

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Infos: Actualités France :: l’ombre d’une lumière eclosive d’Alice bebbe koko lu par l’écrivain Calvin DJOUARI :: France news

Alice BEBBE KOKO est une femme politique et écrivaine camerounaise. Elle a publié l’an dernier un livre autobiographique « l’Ombre d’une Lumière Eclosive », qui raconte ses expériences de la vie. Elle a décidé de se présenter aux élections sénatoriales dans la Région du Littoral, pour le compte de son parti le PCRN. Camer.be l’a rencontrée et au cours d’un échange politique et littéraire, elle nous a livré les raisons de son engagement. Lisez plutôt.

Bonjour Alice BEBBE KOKO Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour chers tous. Je Alice BEBBE KOKO, Camerounaise d’une cinquantaine d’années, mère et grand-mère de plusieurs enfants et petits-enfants. Chrétienne, je suis enfant de DIEU depuis plusieurs années déjà, née de nouveau. Titulaire d’une Licence professionnelle en Management, option Gestion des Ressources Humaines, j’ai très souvent exercé en qualité d’Assistante de direction et d’Organisatrice des événements et aussi de temps en temps en tant que Consultante en Gestion des Ressources Humaines. J’organise également diverses formations notamment en Art oratoire et en Relation Clients. Femme politique, je milite vaillamment depuis mon entrée en Politique, auprès de l’illustre Député l’Honorable Cabral Libi, Président National du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).

J’ai déjà un état de services non négligeables et j’occupe à ce jour le poste de Présidente du Sous-Comité Communal King Deido PCRN à Douala 1er. Je suis aussi Écrivaine et comme vous l’avez souligné à l’entame de notre échange, j’ai effectivement commis un roman autobiographique, L’Ombre d’une Lumière Eclosive, en 2021. Et d’ailleurs, je suis sur le point de publier par la grâce de DIEU, au mois de mars prochain, mon deuxième opus, Ma Résurrection : en finir avec le syndrome du sevrage amoureux. Je vais, pour abréger ma présentation, vous annoncer que depuis quelques mois déjà, je prête ma plume à tous ceux qui souhaitent immortaliser leur vécu. Je suis donc Prête-plume ou Ghost Whriter. Et aussi, je vais m’attarder à développer ce concept de Syndrome de sevrage brusque que j’ai découvert lors de mes dernières réflexions littéraires.

Quel a été votre parcours professionnel et politique jusqu’à ce jour ?

 Comme je le disais tantôt, mon parcours professionnel et politique jusqu’à ce jour n’a pas été de tout repos. Avec la rédaction d’un mémoire de Master en Management à soutenir, je prête ma plume pour non seulement la rédaction des ouvrages littéraires mais aussi pour celle de divers projets de discours et de mémorandums. Je fais la relecture et la correction de divers documents pour le contrôle qualité. Je continue avec ma formation en Arts dramatiques, en Art oratoire et en Politique. Je suis d’ailleurs communicante sur les médias Radio et Télévision pour le compte du PCRN. À ce jour, j’ai déjà participé à plusieurs conférences et séminaires au cours desquels j’ai souvent été membre de plusieurs commissions. J’ai également pris part aux assises du Congrès extraordinaire du PCRN qui s’est tenu à Ngaoundéré du 16 au 18 décembre 2022. Je me déploie sans cesse avec des camarades du parti sur le terrain afin de faire inscrire le maximum de Camerounais sur les listes électorales. C’est notre combat au quotidien car, vous le savez sans doute, le vote de chaque Camerounais âgé d’au moins 20 ans compte.

Nous n’avons donc de cesse de les sensibiliser afin qu’ils connaissent et reconnaissent leurs droits et devoirs. Nous leur facilitons la tâche en invitant dans des différents quartiers Elecam, l’organe en charge des inscriptions. Ils pourront ainsi s’inscrire jusqu’au 31 août prochain. Les femmes PCRN du Wouri en particulier se déploient habilement depuis plusieurs dimanches dans les différents arrondissements mais, tous les camarades se battent au quotidien pour la même cause, sur tout le territoire national. Promotrice d’une association non lucrative, Mon environnement et moi, j’éduque et sensibilise la population locale à la propreté et à la salubrité. De même, avec des camarades du parti, je sensibilise la même population pour la création de nouveaux comités de base. Ainsi, ils pourront libérer leurs énergies, très souvent enfouies et ignorées. En décembre 2020, j’ai participé aux élections régionales sous la bannière du PCRN.

 Avant de nous lancer dans le vif du débat, nos lecteurs aimeraient savoir le rôle d’un sénateur dans une république ?

Partons du postulat selon lequel une République est une forme de gouvernement où le Chef de l’Etat (le Président de la République) n’est pas seul à détenir le pouvoir. Considérons qu’il existe trois types de pouvoir qui sont le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

Le pouvoir législatif au Cameroun est exercé par le Parlement et, est bicaméral c’est-à-dire qu’il y a en son sein deux Chambres, la Chambre haute et la Chambre basse. C’est le Sénat qui constitue la Chambre haute du Parlement. Il représente les Collectivités territoriales décentralisées (les communes et les régions). Alors un Sénateur étant un élu qui siège au Sénat, son rôle dans une République est de voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement, évaluer les politiques publiques.

 Qu’est-ce qui vous pousse à être candidate aux prochaines sénatoriales ?

Comme je l’ai tantôt souligné, le Sénat représente les Collectivités territoriales décentralisées que sont les communes et les régions. La commune étant la plus petite subdivision administrative du territoire, c’est là qu’on retrouve véritablement des personnes vulnérables. C’est aussi là que sont traitées les affaires locales en vue d’assurer le développement économique, social et culturel des populations.

Or, ces communes subissent des lois qui ne leur sont toujours pas favorables. Aussi, je souhaite, par ma modeste contribution, participer à l’élaboration des projets de lois et davantage à la validation des lois qui justement profiteraient à l’épanouissement et à l’émergence de la population locale. Ceci a d’ailleurs toujours été le cri de mon âme m’ayant amenée autrefois à promouvoir « Mon environnement et moi ».

Qu’est ce qui fait la force de votre candidature par rapport à vos concurrents ou concurrentes ?

La force de ma candidature se trouve tout simplement dans mon pacte social. Le Sénat étant considéré comme étant la Chambre des Sages et s’intéressant aux communes et aux régions, participer à l’élaboration des lois et mieux encore à leur validation ne peut que m’interpeller car effectivement cela acquiert une certaine maturité qui ne peut être accordée qu’aux personnes qui ont vécu c’est-à-dire qui ont touché le bas fond. Vous savez, il est pratiquement impossible de comprendre une personne qui a faim si vous n’avez jamais manqué de pain.

Je crois que DIEU m’a assez bien préparée à ces élections. Et aujourd’hui, avec des parents assez proches qui ont contribué à bâtir notre Pays, j’ai acquis très tôt le respect de la chose publique. J’ai aussi et surtout appris à aimer mon prochain comme moi même. Je suis donc là pour servir et non pour être servie, encore moins, pour me servir.

 Quel dossier sera prioritaire si vous êtes élue ?

Étant un scrutin de liste, la victoire sera collective. Cependant, je voudrais souligner ici qu’au vu de notre histoire, des blessures et même d’énormes cicatrices encore très douloureuses constituent notre patrimoine national. J’en profite pour saluer particulièrement l’intelligence qui sort de l’ordinaire de mon Président national, l’Honorable Cabra Libi et aussi celle de nos pères fondateurs qui nous ont donné ce parti car, effectivement, le mot PCRN n’est pas juste un acronyme.

En effet, lorsqu’on définit chacune de ses composantes, Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale, fort est de constater qu’une réconciliation s’impose. D’abord une réconciliation envers nous-mêmes et aussi la réconciliation les uns envers les autres. Nous allons donc nous atteler à participer à la réconciliation avec notre patrimoine et à l’implémentation du Fédéralisme Communautaire qui est aussi la forme de l’Etat qui va permettre de rétablir la justice sociale.

Pouvez-vous donner un engagement fort qui sera comme votre leitmotiv pour un pacte social ?

« Le Cameroun qui protège et qui libère les énergies. » Pendant près de cinquante ans, j’ai tourné en rond, cherchant à me reconnecter envers moi-même. J’ignorais alors que je regorgeais de tant de potentiels. Je me découvre à peine et je me déploie déjà à merveille, pour le bien d’une multitude. Mais pour cela, sans n’avoir pas accusé ni insulté qui que ce soit, sans avoir pointé du doigt aucune institution, j’ai dû prendre conscience de mon mal être. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort. Je me suis dit en moi-même haut et fort : Stop, ça suffit, ma vie doit compter.

Et aujourd’hui, je suis là, je me présente aux élections sénatoriales, l’une des plus prestigieuses. Je prends juste un engagement, inciter toute personne à s’auto challenger et devenir une bénédiction pour des multitudes. Car, tant tu t’ignores, tout est enfoui en toi et les autres attendent ta maturation afin de profiter du fruit de ton arbre.

 On sait aussi que vous êtes écrivaine. Pensez-vous que ce statut favorisera votre élection ?  Interview au sujet  de son livre  https://o-trim.co/ber

Écrire c’est un art, un talent, une passion. Mais écrire est davantage une œuvre de l’esprit. Lorsque j’écris mes ouvrages ou même quand je prête ma plume, au moment précis où je le fais, je me sens comme enrôlée par mon esprit. Il devient un avec l’Esprit de DIEU en moi. Et j’écris à ce moment précis ce que je reçois de l’Esprit. Il me rappelle et me dicte toute chose, en fonction du besoin littéraire du moment.

C’est pourquoi je débute mon livre par : Saint-Esprit parle, ta servante t’écoute. Oui je pense humblement que mon talent d’Ecrivaine favoriserait mon élection tout simplement parce que désormais, c’est poussé par l’Esprit que je pose tout acte pour le bien-être de tous et assurément, cela est perceptible.

Un mot pour vos électeurs

Pour les élections sénatoriales, ce sont les grands électeurs (les Conseillers municipaux et régionaux) qui votent. Si j’ai l’occasion de les rencontrer personnellement, je leur dirais juste ceci ou plutôt, je le leur rappellerais car, cette pensée ne vient pas de moi mais bel et bien de celui qui met en chacun de nous sa mission : toute autorité vient de DIEU. Vouloir forcer ou même biaiser parce qu’on veut se servir au lieu de servir, c’est faire du mal, c’est pêcher. Et comme on le sait, on va à coup sûr récolter tout ce qu’on aura semé.

Donc en réalité, on se fait du mal à soi-même quand on agit mal. C’est pourquoi je demande aux électeurs d’élire, pas selon leur ego ou leurs ambitions égoïstes mais plutôt poussés par leur conviction personnelle, qui ne trompe pas mais, qui, en réalité, se trouve au fond de chacun d’eux. Chers électeurs, ne faites pas taire cette petite voix en vous ! Ne l’ignorez plus s’il vous plaît !

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Infos: Actualités France :: PAUL ATEMEZEM KEMMO publie un livre sur l’école. interview réalisée par Calvin Djouari :: France news

Monsieur Atemezem Kemmo Paul est Camerounais, administrateur civil principal en retraite ; il vient de publier aux éditions Sydney Laurent un roman intitulé « L’école, pour quoi faire ? » L’équipe de camer.be l’a rencontré. L’échange que nous avons eu avec lui est très enrichissant pour nous les jeunes. Lisez plutôt.  Toutes nos félicitations ! Vous avez pensé à l’école, surtout à l’école

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Infos: Actualités France :: PAUL ATEMEZEM KEMMO publie un livre sur l’école. interview réalisée par Calvin Djouari :: France news
Monsieur Atemezem Kemmo Paul est Camerounais, administrateur civil principal en retraite ; il vient de publier aux éditions Sydney Laurent un roman intitulé « L’école, pour quoi faire ? » L’équipe de camer.be l’a rencontré. L’échange que nous avons eu avec lui est très enrichissant pour nous les jeunes. Lisez plutôt.

 Toutes nos félicitations ! Vous avez pensé à l’école, surtout à l’école africaine au travers de ses difficultés. Nos lecteurs aimeraient savoir qui est monsieur Paul Atemezem.   

 Je vous remercie de me recevoir sur votre plateau ; je vous remercie également de l’opportunité de présenter mon ouvrage. Je suis Atemezem Kemmo Paul, né à Dschang, département de la Menoua dans la région de l’ouest.

 Pouvez-vous nous dire quel a été votre parcours Scolaire et professionnel jusqu’à ce jour ?

J’ai fait mes premiers pas à l’école de la mission catholique de Dschang. En 1956, je suis entré en classe de sixième au Collège Saint Paul de Bafang. C’est avec nous que le Collège a démarré. Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1959, il s’est produit un évènement qui a dévié ma trajectoire : la guerre de l’indépendance. Cette nuit-là, les maquisards sont venus attaquer le collège, incendier l’hôpital ad Lucem, couper les têtes du Père Gilles et du Frère Saron. Le collège a été fermé. J’ai dû terminer la classe de troisième au collège Saint-Jean de Banga. Ce collège n’avait pas de classe de seconde. Ayant appris que le directeur de Saint-Paul avait été envoyé au collège Vogt à Yaoundé, je lui ai écrit pour solliciter une place en seconde. Il me l’a accordée mais, je n’ai pas eu de quoi payer le transport pour me rendre à la capitale.

Par ailleurs, je n’avais aucune relation dans cette ville. J’ai dû me faire recruter comme enseignant à mon ancienne école. Deux ans plus tard, j’ai été admis au concours de recrutement d’adjoints d’administration. Une fois à Yaoundé, j’ai été mis à la disposition du ministère de l’Economie nationale. Sur les conseils de mon directeur de service, monsieur Vincent Efon, je m’inscris au Centre de télé-enseignement de Vanves en France. En 1966, j’entre à l’université de Yaoundé, faculté des lettres et sciences humaines. Un an plus tard, je présente le concours d’entrée à l’ENAM. Je suis heureux de compter parmi les admis. Après deux années à l’ENAM, puis un an et demi à l’Institut international d’administration publique à Paris, je rentre en 1971 au Cameroun. Intégré dans le corps des administrateurs civils, je regagne le ministère des Affaires économiques. Quelques années plus tard, je présente le concours pour accéder au grade d’administrateur civil principal. Sur les quatre places mises au concours, nous sommes deux à être retenus. En 1980, le gouvernement m’envoie en détachement au Secrétariat général de l’UDEAC, l’actuelle CEMAC, en qualité de directeur des services du Secrétariat général, ce qui fait de moi le collaborateur le plus proche du Secrétaire général. Je m’occupe de rédiger les premières moutures de ses correspondances et allocutions, des discours des Instances supérieures de l’Union. En 1994, arrive le temps de la retraite et nous rentrons au Cameroun. Je commence à meubler mon temps avec l’écriture. En 2003, les problèmes de santé nous amènent à nous installer en France. Nous sommes alors contraints de nous rebattre en France. En 2020 mon épouse est emportée par la maladie. Voilà mon parcours.           

Qu’est-ce qu’un administrateur civil principal à la retraite vient faire à l’écriture au soir de sa vie ?

Je crois que la retraite n’est pas synonyme de fin d’activité. J’aime rester actif. Tant qu’on a encore des capacités à faire quelque chose, il vaut mieux le faire. Je trouve dans l’écriture une façon de partager, d’échanger, de communiquer.

Généralement, ceux qui écrivent sur les questions scolaires et estudiantines sont issus du corps enseignant ; pouvez-vous nous dire quelle a été votre motivation à ce sujet ?

Mon ouvrage est un roman. Ce n’est pas un livre didactique. De toute façon, je crois que toute personne peut écrire sur un sujet qui l’intéresse. De plus, un regard porté de l’extérieur peut être enrichissant à plusieurs niveaux.
 
Nous allons naturellement aborder le contenu de votre roman dont le titre est  évocateur : « L’école, pour quoi faire ? » Pouvez-vous nous parler du choix de ce titre ?  Pour voir le livre   https://o-trim.co/eqf

Bien sûr ! Initialement, le titre que je lui avais donné c’était : « Le Savoir ou l’Argent ? » Mais, ceux avec qui j’ai échangé ont trouvé que le titre ne correspondait pas totalement au contenu de l’ouvrage. Après échanges avec mes proches, nous avons adopté le titre « L’école, pour quoi faire ? » et en sous-titre, « le choix complexe de Tôtouh. »

Que reprochez-vous à l’école après avoir fait une belle carrière administrative, n’êtes-vous pas en contradiction avec vous-même ?

 Mon livre est un roman et non une étude critique sur l’école. La profession d’enseignant est un des plus beaux métiers au monde. Nous passons tous entre les mains des enseignants avant de devenir ce que nous sommes. Attirer de jeunes gens à cette profession par des salaires conséquents serait une excellente chose tout comme doter les établissements scolaires d’équipements convenables. Voilà des pistes de réflexion, à mon sens. Je ne pense que cette perception des choses me mette en contradiction avec moi-même.

Votre écriture est un cri de colère, vous avez un ton très engagé, on a l’impression que c’est un acte d’accusation. Est-ce là un roman autobiographique ou l’engagement pur et simple du romancier qui attire l’attention des pouvoirs publics ?   

 La colère est mauvaise conseillère. Il vaut mieux en éviter la compagnie. Roman autobiographique, oui et non. La désolation de Tôtouh se comprend au regard des résultats infructueux de ses efforts au collège. Il n’empêche qu’il se montre altruiste en épargnant ses cadets des déboires qu’il a connus. Pour lui, il ne s’agit pas de passer des années à « l’école » mais d’en sortir avec un bagage qui permet de se débrouiller dans la vie.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’école africaine camerounaise et comment jugez-vous l’évolution de l’enseignement ces dernières années ?

Je ne me crois pas en mesure d’apprécier l’évolution de l’enseignement africaine, camerounaise. Nos pays font le nécessaire pour doter nos jeunes de formations solides, différenciées, pour répondre à nos attentes. Il faudrait seulement lui donner des moyens conséquents pour accomplir sa mission.

Avec toutes les difficultés et obstacles rencontrées par Tôtouh dans votre roman, êtes-vous en train de promouvoir les écoles professionnelles qui aideraient les enfants qui se trouvent dans cette situation de précarité d’apprendre un métier ? Pensez-vous par exemple aux états généraux de l’éducation ?

L’on ne devrait pas s’orienter vers l’enseignement professionnel par défaut. Cette filière mérite des égards, des attentions de la part des pouvoirs publics. Pour apprendre un métier, il faut avoir de quoi payer les frais d’apprentissage. L’enfant qui est en situation de précarité n’a pas ces moyens. Les bourses d’études pour aider les enfants démunis seraient préférables aux fêtes de jeunesse.

Dans ce roman, il est également question de l’acquisition du savoir après les études. La

figure des enfants meurtris par la perte d’un proche qui assurait leurs études. Comment le

roman peut-il être un moyen de lutter contre la démission des pouvoirs publics ?

De nombreux enfants rencontrent des difficultés, des obstacles comme le personnage principal du

roman. La suggestion que l’on peut leur faire c’est de ne jamais abandonner. Tant qu’on a la possibilité de le faire, il vaut mieux persévérer dans le combat. Ne jamais abandonner. La pugnacité de Tôtouh peut inspirer ceux qui voudront le découvrir à travers ce roman. Au-dessus des épines, l’on peut cueillir des roses. Ce roman n’insinue en rien une démission des pouvoirs publics.

 Pourriez-vous me citer la chose la plus importante que vous savez maintenant en tant que retraité ?

 Je sais qu’il faut s’appliquer à bien accomplir sa tâche. Je sais qu’il faut être à l’écoute des autres. Je sais que l’usager de mon service est en fait la personne qui permet que je sois à mon poste. Il mérite que je lui accorde l’attention qui lui est due, et lui rende le service qu’il demande avec célérité, probité.

Quelle est la phrase qui résume une personne comme vous qui a fait une belle carrière administrative ?

Une belle carrière ! Disons que durant ma vie active, j’ai essayé d’accomplir mon travail avec intégrité. Je n’ai pas de passif dans ma conscience. Je ne suis pas mécontent de mon parcours.

Où se procurer votre livre ?

 Le roman a été édité par les éditions Sydney Laurent. Pour l’avoir, l’on peut s’adresser à : michntometane@yahoo.fr

martialate1@gmail.com

 kempa40des@outlook.fr

Le livre est aussi à : la FNAC.com, chez Amazon, DECITRE.com ; Place des librairies ; CULTURA…

interview semblable de Ruth Rénée NtoméTane  https://o-trim.co/pal

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