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Infos: Actualités France :: Céline la doyenne, est tombée par le romancier Calvin DJOUARI :: France news

Céline, la doyenne est tombée. C’est en ce terme que l’inconnu qui m’a appelé ce matin pour m’annoncer la triste nouvelle s’est exprimé. Immédiatement, je me suis mis sur les réseaux pour vérifier l’information dans les sites d’actualités brûlantes. Eh oui, il y avait une avalanche d’annonces qui confirmait la triste nouvelle ; une vidéo de la dépouille

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Infos: Actualités France :: Céline la doyenne, est tombée par le romancier Calvin DJOUARI :: France news

Céline, la doyenne est tombée. C’est en ce terme que l’inconnu qui m’a appelé ce matin pour m’annoncer la triste nouvelle s’est exprimé. Immédiatement, je me suis mis sur les réseaux pour vérifier l’information dans les sites d’actualités brûlantes. Eh oui, il y avait une avalanche d’annonces qui confirmait la triste nouvelle ; une vidéo de la dépouille de Céline défilait entre les mains des brancardiers. Les femmes en détresse pleuraient à chaude larmes.

Céline la doyenne, propriétaire d’un restaurant de renom et connue pour son dynamisme, son sens de l’initiative, a provoqué la consternation dans le tout Paris et dans d’autres capitales européennes comme Bruxelles et Berlin où ses qualités humaines étaient appréciées à sa juste valeur.

Elle dirigeait l’un des restaurants les plus prisés des Camerounais de la diaspora. Les clients s’y rendaient à cause de sa gentillesse exquise qui faisait de ce restaurant un lieu de retrouvailles de la famille africaine. Selon les premières rumeurs, Céline serait morte de suite d’un empoisonnement. Ce qui rend encore compliquée l’appréhension des Mbenguiste, vis-à vis des compatriotes restés au pays souvent jaloux des performances de leur frère vivant en occident. La diaspora camerounaise vient encore de perdre une de ses plus grandes valeurs dont elle prendra beaucoup de temps à refabriquer. Le restaurant aux menus camerounais… c’est de l’or ici à Paris. Ce n’est pas n’importe qui, qui peut en être propriétaire. Cette femme avait marqué les esprits avec une saine cuisine. C’est une icône de la restauration qui restera gravée dans le cœur de tous les Camerounais.

Elle mérite l’affection et les sincères sympathies de toute la nation pour ce qu’elle représentait ainsi que pour sa contribution tant artistique que morale dans le monde du show-business parisien. C’était une vraie patriote qui avait le plaisir de travailler avec élégance. Elle a été une grande voix dans l’art culinaire. Elle y faisait la promotion de la cuisine camerounaise, ce n’était pas le restaurant des Camerounais, mais de toute de l’Afrique partant de là, de tout l’occident.

Sa diction et son élégance étaient très remarquables. Elle pouvait toucher l’âme de qui que ce soit par la douceur et son aptitude à communiquer les réalités de la vie et surtout de la cuisine camerounaise. C’est une immense perte pour les Camerounais, mais elle nous a fait honneur de son vivant. 

La mort fait partie du cycle de la vie. Elle n’est jamais la bienvenue, car nous finissons bien par l’accepter. L’homme est le seul être qui sait qu’il s’en ira un jour, mais doit-on l’accepter chaque fois qu’on sait que c’est l’entourage qui cause ce drame ? Céline est partie au Cameroun en pleine forme. La mauvaise compagnie au Cameroun est évidente. On ne sait plus qui est qui et à qui on doit faire confiance.

Le décès de la doyenne prolonge les débats sur les empoisonnements dont j’avais déjà fait des longues chroniques pour donner les causes des empoisonnements au Cameroun. J’invite les Mbemguiste à lire cette chronique qui peut les aider à éviter les empoisonnements sur ce lien. https://o-trim.co/emp

Céline était une grande dame,dès qu’on la voyait, on voyait son restaurant, une de ces rares femmes sociables et aimables. Il faut avoir beaucoup de courage pour éliminer une femme de cœur comme celle-là, aussi simple, aussi modeste, franche et lucide.  Sa mort peut être un prétexte pour créer un effet détonateur afin de lutter contre les empoisonnements au Cameroun. Il faut protéger ceux qui investissent. Nous sommes tous des Camerounais. C’est une grande perte pour notre diaspora. Céline restera comme une géante, qui a bâti une belle renommée en offrant ce qui est important à la vie des hommes, un repas. Elle demeure un grand nom de notre Diaspora. Article sur les empoisonnements au Cameroun  lire sur ce lien   https://o-trim.co/epm

 
 

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Infos: Actualités France :: Montpellier: Barthélemy Toguo, 56 ans, habillera une ligne de tranway (images) :: France news

L’artiste plasticien camerounais a misé sur la nature et l’Homme pour souligner les couleurs de la future ligne 5 du tramway.  La future ligne 5 du tramway de la métropole de Montpellier en France devrait être opérationnel sur le réseau TAM fin 2025. Le natif de Bandjoun explique son œuvre Barthélémy Toguo dévoile : «

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Infos: Actualités France :: Montpellier: Barthélemy Toguo, 56 ans, habillera une ligne de tranway (images) :: France news

L’artiste plasticien camerounais a misé sur la nature et l’Homme pour souligner les couleurs de la future ligne 5 du tramway. 

La future ligne 5 du tramway de la métropole de Montpellier en France devrait être opérationnel sur le réseau TAM fin 2025.

Le natif de Bandjoun explique son œuvre

Barthélémy Toguo dévoile : « J’ai appelé cette œuvre « Feuille de vie ». On y trouve la tête d’un homme de profil, la bouche ouverte d’où sortent des plantes. C’est pour moi l’association de l’homme et du monde végétal, l’interaction qui existe entre l’individu et les éléments qui l’entourent. »

Le maire de Montpellier apprécie

« Le choix de Barthélémy Toguo a été une évidence car il nous renvoie à l’altérité du monde et retrace parfaitement l’identité de Montpellier », a expliqué le maire PS de Montpellier, Michaël Delafosse.

Pour le maire de Montpellier, la ligne 5 sera le tram des jardins et des parcs, une ligne « verte ».

L’histoire du tramway de Montpellier

Depuis le lancement du tramway à Montpellier en 2000, les quatre lignes en circulation ont toutes été décorées par des artistes, sur les thèmes de l’air, de la terre, de l’eau et du feu, dont les lignes 3 et 4 par le couturier français Christian Lacroix.

La ligne 5, dont les travaux ont débuté récemment, d’une longueur de 20,5km, desservira les communes de Lavérune, Montpellier, Clapiers, Montferrier et Prades-le-Lez, grâce à 27 arrêts en 45 minutes de trajet. Il y aura un tram toutes les 6 minutes.

Le coût de la réalisation est de 440 millions d’euros, dont 346 millions à la charge de la métropole. Pour une estimation de 80.000 voyageurs/jour.

Artiste plasticien de 56 ans, méconnu chez lui Roi ailleurs

Barthélémy Toguo est né à Mbalmayo au Cameroun en 1967. Entre 1989 et 1993 il poursuit des études d’arts plastiques d’abord à l’école des Beaux-Arts d’Abidjan, puis à celle de Grenoble en France et enfin à la Kunstakademie de Düsseldorf en Allemagne. S’il s’installe en Europe, devenant citoyen français, Barthélémy Toguo reste profondément enraciné au Cameroun, où il retourne très régulièrement.

Barthélémy Toguo est surtout l’auteur du projet artistique et culturel dénommé Bandjoun station

Barthélémy Toguo a puisé dans son vocabulaire plastique afin de faire naître un motif reproductible sur les tramways de la Ligne 5 de Montpellier. Il a nommé cette œuvre Feuille de vie. On y trouve la tête d’un homme de profil, bouche ouverte, d’où sort des plantes.

Figure montante de l’art contemporain, Barthélémy Toguo est à l’origine notamment du pilier de ballots colorés exposé sous la Pyramide du Louvre à Paris depuis octobre, une oeuvre monumentale nommée « Le Pilier des migrants disparus ».

La ligne 5 initiée en 2013

Une première version des trams de la future ligne 5 avait été dévoilée il y a 10 ans. C’était alors l’agence Yellow Window Design, avec l’artiste Miss.Tic, qui avait été choisie. Mais Miss.Tic, pseudonyme de Radhia Novat, est décédée en mai 2022. L’artiste de street art avait 66 ans.

Vidéo de la mise en lumière de la ligne 5

Voici l’oeuvre de Toguo en images

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Infos: Actualités France :: Montpellier: Barthélemy Toguo, 56 ans, habillera une ligne de tranway (images) :: France news

L’artiste plasticien camerounais a misé sur la nature et l’Homme pour souligner les couleurs de la future ligne 5 du tramway.  La future ligne 5 du tramway de la métropole de Montpellier en France devrait être opérationnel sur le réseau TAM fin 2025. Le natif de Bandjoun explique son œuvre Barthélémy Toguo dévoile : «

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L’artiste plasticien camerounais a misé sur la nature et l’Homme pour souligner les couleurs de la future ligne 5 du tramway. 

La future ligne 5 du tramway de la métropole de Montpellier en France devrait être opérationnel sur le réseau TAM fin 2025.

Le natif de Bandjoun explique son œuvre

Barthélémy Toguo dévoile : « J’ai appelé cette œuvre « Feuille de vie ». On y trouve la tête d’un homme de profil, la bouche ouverte d’où sortent des plantes. C’est pour moi l’association de l’homme et du monde végétal, l’interaction qui existe entre l’individu et les éléments qui l’entourent. »

Le maire de Montpellier apprécie

« Le choix de Barthélémy Toguo a été une évidence car il nous renvoie à l’altérité du monde et retrace parfaitement l’identité de Montpellier », a expliqué le maire PS de Montpellier, Michaël Delafosse.

Pour le maire de Montpellier, la ligne 5 sera le tram des jardins et des parcs, une ligne « verte ».

L’histoire du tramway de Montpellier

Depuis le lancement du tramway à Montpellier en 2000, les quatre lignes en circulation ont toutes été décorées par des artistes, sur les thèmes de l’air, de la terre, de l’eau et du feu, dont les lignes 3 et 4 par le couturier français Christian Lacroix.

La ligne 5, dont les travaux ont débuté récemment, d’une longueur de 20,5km, desservira les communes de Lavérune, Montpellier, Clapiers, Montferrier et Prades-le-Lez, grâce à 27 arrêts en 45 minutes de trajet. Il y aura un tram toutes les 6 minutes.

Le coût de la réalisation est de 440 millions d’euros, dont 346 millions à la charge de la métropole. Pour une estimation de 80.000 voyageurs/jour.

Artiste plasticien de 56 ans, méconnu chez lui Roi ailleurs

Barthélémy Toguo est né à Mbalmayo au Cameroun en 1967. Entre 1989 et 1993 il poursuit des études d’arts plastiques d’abord à l’école des Beaux-Arts d’Abidjan, puis à celle de Grenoble en France et enfin à la Kunstakademie de Düsseldorf en Allemagne. S’il s’installe en Europe, devenant citoyen français, Barthélémy Toguo reste profondément enraciné au Cameroun, où il retourne très régulièrement.

Barthélémy Toguo est surtout l’auteur du projet artistique et culturel dénommé Bandjoun station

Barthélémy Toguo a puisé dans son vocabulaire plastique afin de faire naître un motif reproductible sur les tramways de la Ligne 5 de Montpellier. Il a nommé cette œuvre Feuille de vie. On y trouve la tête d’un homme de profil, bouche ouverte, d’où sort des plantes.

Figure montante de l’art contemporain, Barthélémy Toguo est à l’origine notamment du pilier de ballots colorés exposé sous la Pyramide du Louvre à Paris depuis octobre, une oeuvre monumentale nommée « Le Pilier des migrants disparus ».

La ligne 5 initiée en 2013

Une première version des trams de la future ligne 5 avait été dévoilée il y a 10 ans. C’était alors l’agence Yellow Window Design, avec l’artiste Miss.Tic, qui avait été choisie. Mais Miss.Tic, pseudonyme de Radhia Novat, est décédée en mai 2022. L’artiste de street art avait 66 ans.

Vidéo de la mise en lumière de la ligne 5

Voici l’oeuvre de Toguo en images

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Infos: Actualités France :: Junior Pendola Dallé journaliste d’investigation analyse le journalisme camerounais :: France news

Nous recevons aujourd’hui, le Docteur Junior Pendola Dallé. Il est journaliste d’investigation et il excelle dans ce métier. Il a travaillé dans de nombreuses chaines de radio-télé camerounaise et étrangère, notamment comme collaborateur à TV5 Afrique entre 2007 et 20017, docteur en lettres modernes françaises, il s’offre un panel de culture très très large. Il a

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Infos: Actualités France :: Junior Pendola Dallé journaliste d’investigation analyse le journalisme camerounais :: France news

Nous recevons aujourd’hui, le Docteur Junior Pendola Dallé. Il est journaliste d’investigation et il excelle dans ce métier. Il a travaillé dans de nombreuses chaines de radio-télé camerounaise et étrangère, notamment comme collaborateur à TV5 Afrique entre 2007 et 20017, docteur en lettres modernes françaises, il s’offre un panel de culture très très large. Il a couvert des événements comme la crise ivoirienne, la guerre en Syrie et en Irak etc. À présent il collabore à Dash Media.

Camer.be a eu l’honneur de partager un moment privilégié avec lui. Il fait une brève analyse sur le journalisme camerounais.  Lisez plutôt.

Bonjour Docteur, je suis très heureux de m’entretenir avec vous. Vous êtes un journaliste bien connu des médias, du public camerounais et étranger, mais il y a ceux qui vont vous découvrir aujourd’hui, est-ce qu’à ceux-là, vous pouvez vous présenter ?

Merci infiniment de m’accorder cet honneur, à travers votre prestigieuse tribune qui jusqu’à ce jour est restée assez sélective… Alors je me sens privilégié et désormais l’un des vôtres. 

À l’état civil, je m’appelle Junior Pendola Dalle, je suis né le 5 septembre 1986 dans un véhicule à l’entrée de la capitale Yaoundé, je suis journaliste d’investigation camerounais, ayant obtenu un doctorat en Lettres modernes françaises à l’université de Douala, trois diplômes en journalisme, mais également titulaire de plusieurs autres diplômes et attestations de formation dans divers domaines, notamment en psychologie, en étude du comportement, en natation, en réalisation audio-visuelle entre autres, ce qui me confère le titre de JRI (journaliste reporter d’images).

J’ai également connu un passage dans le football comme la plupart des jeunes camerounais, aux prémices de mon adolescence, soldé par un titre de champion du Cameroun 2002 avec Fovou de Baham (je suis à cet effet, l’un des plus jeunes champion national de l’histoire du football Camerounais, j’avais 16 ans) et international dans deux catégories inférieures des lions indomptables (U-17  et U-20). Je suis originaire de la région du Littoral, département de la Sanaga-maritime, arrondissement de Mouanko, précisément du village royal Elog-Ngango par Mariemberg où se trouve la toute première cathédrale de l’église catholique romaine du Cameroun, sur les berges de la rive droite du fleuve Sanaga. 

Est-ce que cette profession a encore ses lettres de noblesse comme autrefois avec la pénétration fracassante des réseaux sociaux ?

Je dirais que le journalisme a toutes ses lettres de noblesse au Cameroun, pour ceux et celles qui s’activent au quotidien à veiller sur la préservation, l’application et le respect scrupuleux de l’éthique et la déontologie.

 Le journaliste est-il un communicant ?

 Etymologiquement parlant, non le journaliste n’est un communicant, mais en observant les responsabilités qui lui sont désormais confiées dans les différentes structures médiatiques, oui il le devient par la force des choses. 

Les journalistes respectent-ils encore les règles éthiques et la déontologique ? Est-ce qu’on a encore des informations de qualité ?

J’espère que vos questions portent essentiellement sur le journaliste camerounais ? Car je n’ai pas été délégué pour parler au nom des journalistes camerounais, voir africains. Mais en tant que camerounais. Et si oui, je me permettrai de vous faire une lecture toute aussi froide que lucide de la situation du métier et de ses professionnels, et ma réponse rejoint celle relative à votre deuxième question. Vous avez dans le contexte camerounais, des hommes d’affaires qui deviennent patrons de médias et les conséquences immédiates sont le non-respect de l’art télévisuel et autres canons du métier.

L’on peut donc interroger la qualité des salaires et les conditions de travail, ce qui expose naturellement certains confrères à des comportements regrettables tels que la manipulation et la corruption. Étant donné que l’unanimité n’est pas de ce monde, nous avons toujours des confrères qui se distinguent de par leur professionnalisme en produisant des informations de qualité et crédibles. Mais force est de constater que la qualité est de plus en plus rarissime compte tenu de l’impact agressif des réseaux sociaux, la plupart choisi « La désinformation du divertissement ou lieu d’informer, d’éduquer et de divertir ». C’est la course tous azimuts au buzz et à l’intox malheureusement.

Quelle est la marque de fabrique du journaliste professionnel ?

Un journaliste professionnel a pour marque de fabrique le souci de publier une information juste donc la véracité trahi sa neutralité et c’est d’ailleurs assez rudimentaire… Le respect de l’éthique et la déontologie, le respect du principe du contradictoire, des éléments qui constituent le socle de sa probité morale et sa responsabilité professionnelle. Quand j’ai parlé de ceci, je m’abstiens d’argumenter davantage, car dans le respect de l’éthique et la déontologie, ils ont trouve tous les autres détails… 

On remarque dans le paysage médiatique camerounais, une avalanche d’organe de presse. Y-a-t-il encore une presse de référence dans ce milieu ? Quelle est l’ossature d’un bon organe de presse en temps contemporain ?

 L’univers médiatique camerounais est très politisé malheureusement au grand détriment de sa professionnalisation et vous faites bien de le souligner ! Pour la simple raison que, le tribalisme, la corruption et toutes les autres formes d’appartenance polluent le milieu. En plus de cela, 80 % des patrons de la presse écrite sont financés à la suite des « courbettes »  et des services malicieux rendus à certains ministres qui souhaitent rester « immaculés… » même si leurs actions ne correspondent pas aux missions qui leurs ont été assignées au moment de leurs nominations.

Outre ces ministres, ils y ont des opérateurs économiques devenus députés, conseillers municipaux ou encore sénateurs qui espèrent s’arroger certains honneurs. Toute cette chaîne divise la corporation. Parlant de l’ossature d’un bon organe de presse, c’est tout un ensemble… Un patron de bonne moralité, à la fois responsable et professionnel, une équipe de professionnels hautement qualifié et rompus à la tâche, les conditions de travail adéquates et des salaires de qualité, conjugué par une ligne éditoriale qui reste fidèle à ses lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Lire également cette interview https://o-trim.co/THI

On constate que la presse camerounaise est un carrefour d’oppositions et de contestation politiques.  La politique est-elle le seul sujet intéressant dans ce pays ?

La presse camerounaise est majoritairement instrumentalisée selon les sources de financement respectives, les affinités entre les patrons, certains collaborateurs et autres pourvoyeurs de fonds… Alors que certains patrons de médias vont régulièrement émarger à la présidence de la république, d’autres perçoivent quelques aides de certains leaders de l’opposition. Raison pour laquelle, la presse camerounaise est sérieusement handicapée et par la même occasion perd en crédibilité.  Se focaliser sur la politique est justement une façon d’intéresser les leaders politiques qui contribuent financièrement, d’une manière ou d’une autre. 

Si vous deviez citer un grand fait marquant du journalisme professionnel ces 5 dernières années, ce serait lequel ?

Un grand fait marquant qui me vient sans tergiverser à l’esprit, c’est la couverture de la guerre contre la secte Boko-Haram à l’Extrême-nord du pays. Et cela fut certainement motivé du fait du patriotisme. Car l’homme camerounais peut se quereller avec son frère et ou sa sœur pendant 365 jours d’une année, mais la seule fois qu’un expatrié s’en mêle, l’union sacrée refait surface !

À votre avis, quel est le plus gros challenge de ce métier aujourd’hui avec la présence des réseaux sociaux ?

Le plus grand challenge porte sur deux points cardinaux qui sont: La nécessité d’une formation de qualité des journalistes, soutenue par des recyclages permanents, ajouter à cela, la délivrance des agréments d’exploitation des structures de médias aux professionnels, ce qui épargnerait la corporation d’un flux quantitatif de médias et non qualitatif, ayant comme promoteurs des « commerçants » et pour finir, une flexibilité réelle du gouvernement qui permettrait aux journalistes d’avoir un accès  effectif à l’information, à la documentation et aux archives. Il est important de rappeler ici que, l’univers médiatique camerounais est à l’image de la casi totalité des autres secteurs d’activité dans notre pays. Le gouvernement central à la main mise sur tout et contrôle tout. Donc le journalisme subit un étranglement qui n’est pas fortuite, mais le continuum d’une politique porté par des tyrans qui ne veulent rien laisser passer sans leur approbation. 

Pensez-vous que les lecteurs d’aujourd’hui et notamment la nouvelle génération, sont prêts à payer pour avoir de l’information?

Lorsque vous parlez de « lecteurs » permettez-moi d’en rire un tout petit peu mon cher. Car même les journalistes ne lisent pas au Cameroun, je suis désolé ! Je vous convie à faire un tour sur les réseaux sociaux, d’y écrire un texte de deux paragraphes seulement pour vivre à défaut de le qualifier de la médiocrité, je le qualifie de  » l’horreur causé par un virus de la bêtise…  » et vous vous pauserez à coup-sûr la question de savoir  » à quoi aurait servi les cours tels que ceux de la compréhension de texte, la rédaction et autre dissertation ? « .

Si vous souhaiter garder un secret important au Cameroun, Mettez-le dans un livre ou encore mieux, rédigez un texte de plusieurs paragraphes et Mettez-y ledit secret. Au Cameroun, les écarts sont normalisés et la norme écartée… Comme pour vous dire que cette nouvelle génération est beaucoup plus plongée dans un libertinage impoli qui ne suscite aucunement en elle, le désir de payer quoi que ce soit qui revêt un caractère intellectuel. 

Je vous laisse carte blanche pour conclure cet entretien.

Bien avant de vous remercier, permettez-moi de résumer en quelque sorte ma pensée à l’égard du journalisme au Cameroun. Il manque un pan très important dans la formation des journalistes, c’est l’aspect psychologique. Plusieurs de nos confrères sont diminués par des complexes qu’ils ne devraient plus exprimer dans notre ère, car ayant suffisamment d’outils appropriés à la pratique du journalisme moderne. L’on observe en eux l’absence de personnalité, de caractère professionnel et surtout un manque criard de responsabilité sociale. Par ricochet, l’on a des journalistes qui peinent à formuler une simple question face un personnage d’un certain rang.

Nonobstant tous les maux que l’on pourrait remarquer au sein de la corporation, la gent féminine nous donne grandement satisfaction. Les meilleurs journalistes de ces dix dernières années au Cameroun sont des jeunes femmes qui ont pris la mesure du respect de la profession et ce malgré les difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien. Je tenais à leurs faire ce petit clin-d’œil en guise de reconnaissance, de félicitations et beaucoup plus d’encouragement. Je tiens également à vous remercier pour cette ouverture que vous m’offrez, et qui non seulement permet au monde de me connaître, mais m’introduisant dans l’éternelle école de la vie, parce que moi j’apprends toujours… Merci infiniment !

NDL j’ai trouvé cet interview, riche, pertinente, et enrichissant. Je conseille de lire aussi une interview du même genre que j’ai accordée à Thierry Mouellé. https://o-trim.co/rye

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