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CAMEROUN :: LE SAVIEZ-VOUS

Infos: Actualités Cameroun :: EMEUTES DE FÉVRIER 2008: LE CAMEROUN OFFRAIT L’IMAGE D’UNE APATHIE COLLECTIVE :: Cameroon news

Comment a-t-on pu tirer sur les Camerounais en février 2008 ? Qu’est-ce qui s’est passé pour que les forces de l’ordre abattent plusieurs d’entre eux comme un chien?  » Quinze ans, jour pour jour après les évènements tragiques qui ont secoué le Cameroun, dans la dernière semaine de févier 2008, les Camerounais cherchent toujours à

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Infos: Actualités Cameroun :: EMEUTES DE FÉVRIER 2008: LE CAMEROUN OFFRAIT L’IMAGE D’UNE APATHIE COLLECTIVE :: Cameroon news

Comment a-t-on pu tirer sur les Camerounais en février 2008 ? Qu’est-ce qui s’est passé pour que les forces de l’ordre abattent plusieurs d’entre eux comme un chien?  » Quinze ans, jour pour jour après les évènements tragiques qui ont secoué le Cameroun, dans la dernière semaine de févier 2008, les Camerounais cherchent toujours à comprendre. Ils n’arrivent pas encore à sécher leurs larmes ni à apaiser leur cœur du côté de Bruxelles, Paris, Londres, etc. Au Cameroun, de nombreuses familles ruminent encore leur déconvenue, pleurent leurs disparus, morts ou exilés à la suite des émeutes sanglantes de 2008.

Chaque anniversaire du fils, du frère ou du mari réouvre la plaie et charrie le désespoir. Ceux de la diaspora souhaitent organiser des activités diverses au niveau de la diaspora pour commémorer ce triste évènement qui continue à hanter les esprits au Cameroun.

L’on retiendra qu’il y a quinze ans, du 25 au 28 février 2008, de jeunes camerounais étaient descendus dans la rue pour protester contre la vie chère et le projet de révision constitutionnelle voulu par le chef de l’Etat, et dire leur ras-le-bol. Il y a eu des affrontements avec les forces de l’ordre.

Les mécontentements se sont tout d’abord cristallisés autour de la hausse du prix des carburants. En effet, ceux-ci ont augmenté de 15 FCFA le 7 février 2008, jour de la demi-finale de la CAN 2008 à laquelle le Cameroun participait. À ce moment, la hausse passe relativement inaperçue. Quelques jours plus tard, toutefois, le mécontentement de la population grandi dans un contexte où le prix de la plupart des produits de première nécessité est en hausse.

Par ailleurs, le projet de Paul Biya de modifier la constitution du Cameroun afin de se représenter en 2011 rencontre une vive opposition dans le pays, et notamment à Douala. 

Depuis plusieurs mois, en effet, le gouverneur de la région du Littoral interdit systématiquement les manifestations de l’opposition, principalement le SDF, s’opposant à la révision de la constitution, tout en autorisant, voire en soutenant, des manifestations en faveur de la modification de celle-ci, organisées par le parti au pouvoir, le RDPC.

Le 21 février 2008, la chaine de télévision Equinoxe TV et la radio Equinoxe FM sont fermées par l’administration pour absence dit t-on, de licence et non-paiement de la redevance. Ces chaines étaient connues pour leurs lignes éditoriales proche de l’opposition.

Les évènements

23 février 2008

Le Député Jean Michel Nintcheu du SDF (Social democratic front) organise une manifestation le soir contre la modification de la constitution malgré l’interdiction du gouverneur. La police disperse la manifestation et aurait utilisé des balles réelles. Il y aurait eu un à deux morts.

Mise à sac d’une station service. Un bus de la Socatur est incendié.

24 février 2008

La journée semble avoir été plutôt calme. Peu d’incidents signalés.

25 février 2008

Début de la grève de taxis.

Deux personnes ont été tuées dans le quartier de Bessengue selon l’AFP. Des affrontements et bavures policières dans le quartier de Bonabéri font quatre morts.

Pillage des magasins tenus par des Chinois dans le quartier d’Akwa. Des stations services sont mises à sac. Une partie de la mairie de Douala Ve est brûlée.

26 février 2008

Des émeutes à Limbé, Bamenda, Buea et Bafoussam. Un mort signalé à Bafoussam et un autre à Douala.

27 février 2008

Des émeutes sont signalées à Yaoundé principalement aux quartiers Biyem-Assi et briqueterie.

À Douala, des manifestants présent sur le pont de Bonabéri sont contraints de se jeter dans le Wouri par la police qui tire à balles réelles. Les bilans font état de dizaines de morts par noyade. Ailleurs à Douala et dans d’autres villes du Cameroun, la presse fait état d’une trentaine de morts par balles (1).

2000 manifestants défilent à Douala pour réclamer une baisse des prix des denrées de base.

28 février 2008

Trois morts dans des affrontements dans la région de l’ouest. Calme relatif à Douala et Yaoundé, mais peu de circulation.

L’armée a fermé et confisqué le matériel de la radio Magic FM. Selon la direction de la radio, cette fermeture aurait pour cause les émissions où les auditeurs prennent la parole et qui critiqueraient le pouvoir.

29 février 2008

Reprise de la circulation des taxis à Douala et Yaoundé.

Quelques affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans les villes de l’Ouest.

1er mars 2008

Retour à la normale dans tout le pays.

Bilan des émeutes

Selon le bilan officiel, annoncé le 5 mars 2008 par le ministre camerounais de la communication, il y aurait eu 24 morts dont un policier ; la police aurait procédé à plus de 1 500 interpellations ; certains manifestants seraient toujours recherchés par la police. Ils sont considérés comme leaders des manifestants du quartier briqueterie à Yaoundé, la capitale politique. La radio RFI avait dressé un premier bilan de 170 morts le 27 février 2008.

L’ONG Camerounaise « La maison des droits de l’Homme », évoque, quant à elle, plus de cent morts tout en reconnaissant ne pas être capable d’évaluer précisément le bilan en vies humaines (2).

Le bilan de cette semaine de manifestation est lourd. 40 morts pour le gouvernement, contre 139 morts pour l’action camerounaise pour l’abolition de la torture (Acat), une Ong locale. De nombreux blessés sont enregistrés dans les hôpitaux pendant que les dégâts matériels se chiffrent à plusieurs centaines de millions. Plus de 3000 jeunes arrêtés seront incarcérés dans les prisons. Les derniers prisonniers vont recouvrer la liberté à Dschang en avril 2018.

A ce jour, aucune enquête n’a permis d’établir les responsabilités et il est un peu difficile pour les familles des victimes de faire le deuil.

Il s’agit donc d’un devoir de mémoire pour rappeler le drame qui a secoué une semaine durant, les principales villes du Cameroun en février 2008.

1- Le gouvernement veut faire disparaître les traces – Le Messager – 07/03/2008
2- Les violences au Cameroun auraient fait plus de 100 morts, selon une ONG – Le Monde – 05/03/2008

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Comment a-t-on pu tirer sur les Camerounais en février 2008 ? Qu’est-ce qui s’est passé pour que les forces de l’ordre abattent plusieurs d’entre eux comme un chien?  » Quinze ans, jour pour jour après les évènements tragiques qui ont secoué le Cameroun, dans la dernière semaine de févier 2008, les Camerounais cherchent toujours à

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Comment a-t-on pu tirer sur les Camerounais en février 2008 ? Qu’est-ce qui s’est passé pour que les forces de l’ordre abattent plusieurs d’entre eux comme un chien?  » Quinze ans, jour pour jour après les évènements tragiques qui ont secoué le Cameroun, dans la dernière semaine de févier 2008, les Camerounais cherchent toujours à comprendre. Ils n’arrivent pas encore à sécher leurs larmes ni à apaiser leur cœur du côté de Bruxelles, Paris, Londres, etc. Au Cameroun, de nombreuses familles ruminent encore leur déconvenue, pleurent leurs disparus, morts ou exilés à la suite des émeutes sanglantes de 2008.

Chaque anniversaire du fils, du frère ou du mari réouvre la plaie et charrie le désespoir. Ceux de la diaspora souhaitent organiser des activités diverses au niveau de la diaspora pour commémorer ce triste évènement qui continue à hanter les esprits au Cameroun.

L’on retiendra qu’il y a quinze ans, du 25 au 28 février 2008, de jeunes camerounais étaient descendus dans la rue pour protester contre la vie chère et le projet de révision constitutionnelle voulu par le chef de l’Etat, et dire leur ras-le-bol. Il y a eu des affrontements avec les forces de l’ordre.

Les mécontentements se sont tout d’abord cristallisés autour de la hausse du prix des carburants. En effet, ceux-ci ont augmenté de 15 FCFA le 7 février 2008, jour de la demi-finale de la CAN 2008 à laquelle le Cameroun participait. À ce moment, la hausse passe relativement inaperçue. Quelques jours plus tard, toutefois, le mécontentement de la population grandi dans un contexte où le prix de la plupart des produits de première nécessité est en hausse.

Par ailleurs, le projet de Paul Biya de modifier la constitution du Cameroun afin de se représenter en 2011 rencontre une vive opposition dans le pays, et notamment à Douala. 

Depuis plusieurs mois, en effet, le gouverneur de la région du Littoral interdit systématiquement les manifestations de l’opposition, principalement le SDF, s’opposant à la révision de la constitution, tout en autorisant, voire en soutenant, des manifestations en faveur de la modification de celle-ci, organisées par le parti au pouvoir, le RDPC.

Le 21 février 2008, la chaine de télévision Equinoxe TV et la radio Equinoxe FM sont fermées par l’administration pour absence dit t-on, de licence et non-paiement de la redevance. Ces chaines étaient connues pour leurs lignes éditoriales proche de l’opposition.

Les évènements

23 février 2008

Le Député Jean Michel Nintcheu du SDF (Social democratic front) organise une manifestation le soir contre la modification de la constitution malgré l’interdiction du gouverneur. La police disperse la manifestation et aurait utilisé des balles réelles. Il y aurait eu un à deux morts.

Mise à sac d’une station service. Un bus de la Socatur est incendié.

24 février 2008

La journée semble avoir été plutôt calme. Peu d’incidents signalés.

25 février 2008

Début de la grève de taxis.

Deux personnes ont été tuées dans le quartier de Bessengue selon l’AFP. Des affrontements et bavures policières dans le quartier de Bonabéri font quatre morts.

Pillage des magasins tenus par des Chinois dans le quartier d’Akwa. Des stations services sont mises à sac. Une partie de la mairie de Douala Ve est brûlée.

26 février 2008

Des émeutes à Limbé, Bamenda, Buea et Bafoussam. Un mort signalé à Bafoussam et un autre à Douala.

27 février 2008

Des émeutes sont signalées à Yaoundé principalement aux quartiers Biyem-Assi et briqueterie.

À Douala, des manifestants présent sur le pont de Bonabéri sont contraints de se jeter dans le Wouri par la police qui tire à balles réelles. Les bilans font état de dizaines de morts par noyade. Ailleurs à Douala et dans d’autres villes du Cameroun, la presse fait état d’une trentaine de morts par balles (1).

2000 manifestants défilent à Douala pour réclamer une baisse des prix des denrées de base.

28 février 2008

Trois morts dans des affrontements dans la région de l’ouest. Calme relatif à Douala et Yaoundé, mais peu de circulation.

L’armée a fermé et confisqué le matériel de la radio Magic FM. Selon la direction de la radio, cette fermeture aurait pour cause les émissions où les auditeurs prennent la parole et qui critiqueraient le pouvoir.

29 février 2008

Reprise de la circulation des taxis à Douala et Yaoundé.

Quelques affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans les villes de l’Ouest.

1er mars 2008

Retour à la normale dans tout le pays.

Bilan des émeutes

Selon le bilan officiel, annoncé le 5 mars 2008 par le ministre camerounais de la communication, il y aurait eu 24 morts dont un policier ; la police aurait procédé à plus de 1 500 interpellations ; certains manifestants seraient toujours recherchés par la police. Ils sont considérés comme leaders des manifestants du quartier briqueterie à Yaoundé, la capitale politique. La radio RFI avait dressé un premier bilan de 170 morts le 27 février 2008.

L’ONG Camerounaise « La maison des droits de l’Homme », évoque, quant à elle, plus de cent morts tout en reconnaissant ne pas être capable d’évaluer précisément le bilan en vies humaines (2).

Le bilan de cette semaine de manifestation est lourd. 40 morts pour le gouvernement, contre 139 morts pour l’action camerounaise pour l’abolition de la torture (Acat), une Ong locale. De nombreux blessés sont enregistrés dans les hôpitaux pendant que les dégâts matériels se chiffrent à plusieurs centaines de millions. Plus de 3000 jeunes arrêtés seront incarcérés dans les prisons. Les derniers prisonniers vont recouvrer la liberté à Dschang en avril 2018.

A ce jour, aucune enquête n’a permis d’établir les responsabilités et il est un peu difficile pour les familles des victimes de faire le deuil.

Il s’agit donc d’un devoir de mémoire pour rappeler le drame qui a secoué une semaine durant, les principales villes du Cameroun en février 2008.

1- Le gouvernement veut faire disparaître les traces – Le Messager – 07/03/2008
2- Les violences au Cameroun auraient fait plus de 100 morts, selon une ONG – Le Monde – 05/03/2008

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Infos: Actualités Cameroun :: Cameroun, 15 janvier 1971- 15 janvier 2023: Remember Ernest Ouandié :: Cameroon news

Ce 15 janvier 2023, cela fait 52 ans qu’Ernest Ouandie, leader de l’Union des populations du Cameroun et l’un des pères de l’indépendance tombait, exécuté lâchement par le régime d’Ahmadou Ahidjo.  Ce jour, dans le cadre de la commémoration de la figure d’Ernest Ouandie, la fondation Moumié a choisi de rendre hommage à ce dernier

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Ce 15 janvier 2023, cela fait 52 ans qu’Ernest Ouandie, leader de l’Union des populations du Cameroun et l’un des pères de l’indépendance tombait, exécuté lâchement par le régime d’Ahmadou Ahidjo. 

Ce jour, dans le cadre de la commémoration de la figure d’Ernest Ouandie, la fondation Moumié a choisi de rendre hommage à ce dernier et aux milliers de nationalistes camerounais qui ont ouvert la voie de l’émancipation du peuple du Cameroun.

Héros nationaliste camerounais, leader de l’Union des populations du Cameroun  fermement opposé à l’Etat néocolonial imposé par la France au Cameroun.

Au Cameroun, les combats, et les massacres de villageois par les troupes franco-camerounaises, dans le cadre de la répression de l’UPC, mouvement politique qui s’oppose au régime néo-colonial, durent jusqu’en 1963. Ernest Ouandié conserve un noyau de combattants  jusqu’en août 1970. 

Il est arrêté le 21 août 1970 lors d’un déplacement organisé par Mgr Albert Ndongmo, évêque de Nkongsamba. Il sera jugé avec d’autres compagnons et l’évêque, pour complot visant à assassiner Ahmadou Ahidjo, le chef de l’État, lors d’une parodie de procès devant le Tribunal Permanent Militaire à Yaoundé.

Son avocat, Me de Felice, se voit refuser l’entrée au Cameroun. Ernest Ouandié refusa de se renier en choisissant le sort qui lui a été réservé plutôt que de demander la grâce présidentielle à un suppôt du néocolonialisme.

Selon les témoignages, le jour de son exécution le 15 janvier 1971, Ouandié refusa le bandage des yeux comme de coutume, préférant affronter la mort en face.

(Bafoussam 15 janvier 1971. Le public assiste à l’exécution de Ernest Ouandie. Archives Momo)

Son exécution consacrait ainsi, selon le pouvoir, la fin de l’Upc. Mais Ahidjo et ses soutiens français s’étaient trompés, la graine révolutionnaire était plus enfoncée dans le peuple qu’ils ne l’imaginaient. 

Nous avons choisi un extrait du livre d’Abel Eyinga intitulé L’UPC une Révolution manquée ? pour vous rappeler du type de personnes qu’ils ont été, ces hommes des années 48 et qui devraient être les vrais modèles pour les générations présentes et à venir de camerounais.

« …Sans mandat de personne, sans compte en banque, sans titres universitaires et sans perspective de récompense, un petit groupe d’homme sortis des mêmes milieux que leurs contemporains, et que rien ne prédisposait à la notoriété, a choisi la voie difficile de l’honneur et du patriotisme, à un moment où il était plus commode, plus sécurisant et plus rentable de se ranger derrière le plus fort.

Ils connaissaient le danger auquel ils s’exposaient en osant brandir l’étendard de la liberté devant l’occupant ; en invitant les « sujets français » que nous étions à affirmer leur identité et leur personnalité particulières ; enfin en revendiquant le droit, pour les Camerounais, à être maitres chez eux comme les Français , les Anglais en Angleterre, les Américains en Amérique.

Avec le courage indomptable des pionniers et armés de la seule force de leur conviction, ils sont parvenus à réveiller des villages entiers, à mobiliser des villes et à transmettre leur idéal à des populations illettrées et analphabètes ne parlant pas une même langue. Par leur exemple et leur enseignement, la conscience nationale s’est progressivement substituée à la conscience tribale, de sorte que l’éclosion finale d’une nation camerounaise moderne se trouvait à portée de la main.

Pour fixer les fondations d’un édifice capable de résister à l’usure du temps, les hommes de 48 ont choisi d’investir dans l’intelligence, la volonté et le courage des Camerounais. Et il faut y ajouter la constance dans ses convictions et la sincérité avec soi-même et avec les autres. C’est cette constance et cette sincérité que les Camerounais ont apprécié le plus chez ces pères fondateurs qui les firent vibrer pendant les six années glorieuses du nationalisme triomphant.

UM était le même homme dans son village, à Eséka, à Douala, à Kumba, à Paris, à New York, dans le « maquis », en somme, partout et en tout temps. D’où son incontestable popularité. D’où son authentique leadership et le respect qu’il inspirait même à ses adversaires. On ne se dévoue pas pour un chef dont on sait que, dès la première épreuve, il va baisser les bras, se rendre à l’ennemi ou changer de personnage. C’est une évidence que l’UPC d’aujourd’hui, l’UPC des héritiers, a besoin d’hommes et de femmes de cette trempe. Et au – delà de l’UPC, le Cameroun tout entier… »

La cellule de communication de la Fondation Moumie
Contact presse: fondationfelixrolandmoumie@gmail.com 
http://fondationmoumie.over-blog.com/ 

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Ce 15 janvier 2023, cela fait 52 ans qu’Ernest Ouandie, leader de l’Union des populations du Cameroun et l’un des pères de l’indépendance tombait, exécuté lâchement par le régime d’Ahmadou Ahidjo.  Ce jour, dans le cadre de la commémoration de la figure d’Ernest Ouandie, la fondation Moumié a choisi de rendre hommage à ce dernier

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Ce 15 janvier 2023, cela fait 52 ans qu’Ernest Ouandie, leader de l’Union des populations du Cameroun et l’un des pères de l’indépendance tombait, exécuté lâchement par le régime d’Ahmadou Ahidjo. 

Ce jour, dans le cadre de la commémoration de la figure d’Ernest Ouandie, la fondation Moumié a choisi de rendre hommage à ce dernier et aux milliers de nationalistes camerounais qui ont ouvert la voie de l’émancipation du peuple du Cameroun.

Héros nationaliste camerounais, leader de l’Union des populations du Cameroun  fermement opposé à l’Etat néocolonial imposé par la France au Cameroun.

Au Cameroun, les combats, et les massacres de villageois par les troupes franco-camerounaises, dans le cadre de la répression de l’UPC, mouvement politique qui s’oppose au régime néo-colonial, durent jusqu’en 1963. Ernest Ouandié conserve un noyau de combattants  jusqu’en août 1970. 

Il est arrêté le 21 août 1970 lors d’un déplacement organisé par Mgr Albert Ndongmo, évêque de Nkongsamba. Il sera jugé avec d’autres compagnons et l’évêque, pour complot visant à assassiner Ahmadou Ahidjo, le chef de l’État, lors d’une parodie de procès devant le Tribunal Permanent Militaire à Yaoundé.

Son avocat, Me de Felice, se voit refuser l’entrée au Cameroun. Ernest Ouandié refusa de se renier en choisissant le sort qui lui a été réservé plutôt que de demander la grâce présidentielle à un suppôt du néocolonialisme.

Selon les témoignages, le jour de son exécution le 15 janvier 1971, Ouandié refusa le bandage des yeux comme de coutume, préférant affronter la mort en face.

(Bafoussam 15 janvier 1971. Le public assiste à l’exécution de Ernest Ouandie. Archives Momo)

Son exécution consacrait ainsi, selon le pouvoir, la fin de l’Upc. Mais Ahidjo et ses soutiens français s’étaient trompés, la graine révolutionnaire était plus enfoncée dans le peuple qu’ils ne l’imaginaient. 

Nous avons choisi un extrait du livre d’Abel Eyinga intitulé L’UPC une Révolution manquée ? pour vous rappeler du type de personnes qu’ils ont été, ces hommes des années 48 et qui devraient être les vrais modèles pour les générations présentes et à venir de camerounais.

« …Sans mandat de personne, sans compte en banque, sans titres universitaires et sans perspective de récompense, un petit groupe d’homme sortis des mêmes milieux que leurs contemporains, et que rien ne prédisposait à la notoriété, a choisi la voie difficile de l’honneur et du patriotisme, à un moment où il était plus commode, plus sécurisant et plus rentable de se ranger derrière le plus fort.

Ils connaissaient le danger auquel ils s’exposaient en osant brandir l’étendard de la liberté devant l’occupant ; en invitant les « sujets français » que nous étions à affirmer leur identité et leur personnalité particulières ; enfin en revendiquant le droit, pour les Camerounais, à être maitres chez eux comme les Français , les Anglais en Angleterre, les Américains en Amérique.

Avec le courage indomptable des pionniers et armés de la seule force de leur conviction, ils sont parvenus à réveiller des villages entiers, à mobiliser des villes et à transmettre leur idéal à des populations illettrées et analphabètes ne parlant pas une même langue. Par leur exemple et leur enseignement, la conscience nationale s’est progressivement substituée à la conscience tribale, de sorte que l’éclosion finale d’une nation camerounaise moderne se trouvait à portée de la main.

Pour fixer les fondations d’un édifice capable de résister à l’usure du temps, les hommes de 48 ont choisi d’investir dans l’intelligence, la volonté et le courage des Camerounais. Et il faut y ajouter la constance dans ses convictions et la sincérité avec soi-même et avec les autres. C’est cette constance et cette sincérité que les Camerounais ont apprécié le plus chez ces pères fondateurs qui les firent vibrer pendant les six années glorieuses du nationalisme triomphant.

UM était le même homme dans son village, à Eséka, à Douala, à Kumba, à Paris, à New York, dans le « maquis », en somme, partout et en tout temps. D’où son incontestable popularité. D’où son authentique leadership et le respect qu’il inspirait même à ses adversaires. On ne se dévoue pas pour un chef dont on sait que, dès la première épreuve, il va baisser les bras, se rendre à l’ennemi ou changer de personnage. C’est une évidence que l’UPC d’aujourd’hui, l’UPC des héritiers, a besoin d’hommes et de femmes de cette trempe. Et au – delà de l’UPC, le Cameroun tout entier… »

La cellule de communication de la Fondation Moumie
Contact presse: fondationfelixrolandmoumie@gmail.com 
http://fondationmoumie.over-blog.com/ 

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