Connect with us

BOLIVIE :: SPORT

Infos: Actualités Bolivie :: Roméo Giscard Sicasso président d’un club de football en Bolivie se raconte :: Bolivia news

Roméo Giscard Sicasso est un camerounais qui vit en Bolivie, il est président d’un club de football dans ce pays, LOS LEONES FUTBOL CLUB TUNARI. confère vidéo de l’équipe  https://o-trim.co/ogr     Camer. be l’a rencontré et au cours d’un entretien à bâtons rompus, ce jeune  humble et modeste  nous a livré une riche expérience de la vie. Lisez plutôt.

Published

on

Infos: Actualités Bolivie :: Roméo Giscard Sicasso président d’un club de football en Bolivie se raconte :: Bolivia news
Roméo Giscard Sicasso est un camerounais qui vit en Bolivie, il est président d’un club de football dans ce pays, LOS LEONES FUTBOL CLUB TUNARI. confère vidéo de l’équipe  https://o-trim.co/ogr     Camer. be l’a rencontré et au cours d’un entretien à bâtons rompus, ce jeune  humble et modeste  nous a livré une riche expérience de la vie. Lisez plutôt.

Bonjour Roméo, c’est vrai, je te connais depuis longtemps, parce que nous connaissons depuis longtemps ; mais, il y a ceux qui vont te découvrir aujourd’hui.  Est-ce que tu peux te présenter à ceux-là ?

 Bonjour Calvin, Oui effectivement nous nous connaissons depuis longtemps mon très cher grand frère, nous nous sommes rencontrés pour la première fois, c’était à Dakar, puis nous nous sommes retrouvés en Mauritanie, je garde un excellent souvenir de ces moments-là. Pour la présentation à nos lecteurs, je dirai que je m’appelle Giscard Roméo Tchockmy Tchaptchet, je suis camerounais. Ma première patrie. J’y ai vécu jusqu’à ce que je décide de le quitter pour chercher mieux ailleurs. Tout cela à cause de ma passion pour le football et je ne regrette pas.

 Tu es plus connu sur le nom de Sikasso. D’où t’es venu ce nom qui à proprement parler, n’est pas un nom d’origine camerounaise ?

 C’est mon nom d’aventure, Sikasso. Parce que vous n’ignorez pas qu’en aventure, tout le monde prend un nom d’emprunt. Mais pourquoi Sikasso ?  J’ai connu le nom de cette ville du Mali où les lions ont joué des matchs importants de la coupe de nation de 2002. Au Sénégal et je me suis retrouvé dans la maison d’un camerounais qui s’appelait Boyom Luc, sa maison était ouverte à tous les camerounais, sa femme très accueillante, préparait pour tous les camerounais démunis, c’est là qu’on voyait les matchs des lions.

Paix à son âme d’ailleurs elle n’est plus de ce monde. Alors un jour, un ivoirien arrive dans la maison et constate qu’il y a un nouveau visage, c’est ainsi qu’il me dit : eh… toi tu viens d’où ?  Je réponds que je viens de Sikasso. Il cherchait une personne qu’il pouvait commissionner. Il a donc dit oh toi Sikasso… Tu vas à la boutique me chercher de la cigarette. Tout ceux qui étaient autour de moi ont ri. Quand j’entends une personne m’appeler Sikasso, je sais qu’il me connait en aventure. C’est depuis ce jour-là que le nom est resté.  J’ai donc tenu à ouvrir une page Facebook avec ce pseudonyme. J’aime d’ailleurs ce nom, je crois aussi qu’il m’a porté bonheur.

Dans la légende de ce pays, Sikasso veut dire les noms des guerriers, les hommes forts, c’est une histoire très riche quand on te la raconte. Je suis content de le porter, c’est le carrefour de trois grandes villes, c’est de là qu’on part pour la Côte-d’Ivoire. Sikasso dit le pouvoir dont l’homme détient.

Tu t’es retrouvé dans les pays que je viens de citer c’était pour jouer au football. Tu étais alors ce jeune qui se cherchait. Aujourd’hui je suis émerveillé par ce que tu es devenu en Bolivie. Est-ce que tu peux décrire ce parcours particulier de ta vie à nos lecteurs ?

Je suis heureux de partager ce moment avec toi, nous sommes toujours comme je l’ai dit plus haut, retrouvé, c’est émouvant, c’est comme ça la vie. Ce que je retiens de toi c’est aussi cette mémoire vive que tu as. Les hommes se rencontreront toujours, c’est un grand honneur pour moi, de m’entretenir avec toi aujourd’hui comme ton égal, petit que j’étais hier. Pour  dire ceci : après la Mauritanie, je suis allé en Egypte et j’ai joué dans ce pays avant de me retrouver en Bolivie. J’étais effectivement jeune ça veut dire je manquais encore d’expérience, mais j’avais des ambitions.

Il me fallait réussir, il n’était pas question que je prenne la mer, je souhaitais voyager légalement avec un peu de patience. Je savais que je trouverai une voix, c’est par un concours de circonstances que je suis arrivé en Bolivie, c’est une option qui m’était offerte, j’ai saisi l’opportunité, j’ai joué dans ce championnat et beaucoup qui me connaissent ici, me connaissent d’abord en tant ancien footballeur. Le manager que je suis devenu ou le président de club vient après.

.Lorsque tu arrives dans un pays comme la Bolivie, où Thomas Nkono a eu à évoluer, comment on accueille un nouveau Camerounais comme footballeur. La Bolivie était-elle ton objectif dans ton aventure ?   https://o-trim.co/vro

 A dire vrai, c’est excitant comme aventure, je dirai c’est formidable. Une anecdote : lorsque j’arrive à l’aéroport de Santa Cuerdez, je suis le plus géant, je regarde presque tout le monde de haut avec mes 1m85. Dans l’avion, j’étais assis à côté d’une bolivienne qui venait du Japon et qui portait un enfant handicapé. Je l’ai aidée à porter l’enfant, à la façon camerounaise. Avant l’atterrissage, la bolivienne me demande si j’avais des connaissances en Bolivie. Je lui demande pourquoi cette question. Elle me dit qu’elle veut que je continue avec elle dans sa ville, parce que mon geste l’a touchée. Les handicapés sont de personnes que les gens évitent toujours, j’ai décliné l’offre parce qu’une personne m’attendait à l’aéroport ma future femme à qui je dois tout. Pour ce qui est de Thomas Nkono, c’est la personnalité étrangère la plus respectée. Je dirai même de tous les temps. Pour les boliviens il leur a fait honneur en venant jouer dans leur pays. Je l’ai rencontré ici lorsque son équipe espagnole   est venue jouer un match amical, il était entraineur des gardiens.

A l’époque quand tu jouais ici, lorsque tu mettais un but à Thomas Nkono tu devenais une star, ce n’était pas facile de le marquer des buts, c’est dernièrement qu’un gardien a battu son record des matchs joués sans encaisser de buts. Il m’a même raconté une anecdote de deux joueurs qui parlaient de lui dans un ascenseur dans le même hôtel qu’il résidait. Joueurs qu’ils devaient affronter le lendemain. Les deux joueurs qui étaient des attaquants se demandaient comment ils feront pour marquer un but à ce gardien Noir qui avait de larges mains, et dans l’étage suivant lorsque l’ascenseur s’est arrêté, c’est Thomas Nkono qui est entré, ils étaient stupéfaits, Tommy aussi montait à l’étage d’en haut. Ils sont restés tétanisés par son apparition subite. Ils se sont dit : « ce monsieur est un ange…comment on peut être entrain de parler de lui et il atterrit. Et à la fin du match qui s’était joué ils sont venus voir thomas et lui ont raconté l’anecdote. Ce fut une joie immense de le rencontrer ici, Thomas Nkono. Un homme humble de cœur et toujours en train de conseiller les joueurs. J’étais comme son fils et lui mon père.

 Les lecteurs seront curieux de savoir comment ton intégration s’est déroulée en Bolivie au point de devenir quelques années plus tard, président de club ? regarder d’autres vidéos  https://o-trim.co/gsr

 Oui mon équipe s’appelle Does Liones c’est-à-dire les lions, parce que je suis camerounais, quand je jouais encore dans les championnats, on m’appelait l’homme lion ; dans la vie quand tu sais ce que tu veux, tu obtiens cela, j’avais un objectif, joué, puis être manager et président d’un club j’ai réussi tout cela. Dieu merci. Tous les grands hommes ont rêvé de ce qu’ils voulaient, il faut rester sur la ligne droite, j’ai toujours dit que la réussite c’est ce que tu connais faire, pas ce que tu vois. Que tu sois porteur de sac, mécanicien, taximen, hôtelier, boulanger, écrivain ou sportif, moi j’ai aimé le football. Tout mon avenir se jouait là.

 Très régulièrement, je t’ai vu entouré des camerounais, il y a même un camerounais qui joue à l’équipe nationale de Bolivie. On a t’a vu aussi du côté du Cameroun ramener des footballeurs, comment se porte la communauté camerounaise de Bolivie ?

 Ici ce n’est pas seulement la communauté camerounaise qu’on trouve, on trouve toute l’Afrique ici, les ivoiriens, les gabonais, les sénégalais, les maliens, les togolais, les burkinabé. J’aide tous ceux qui sont là sans distinction de nationalité. Le camerounais sont puissants, les premiers africains à avoir un club de football c’est un camerounais en l’occurrence moi.

Les premiers africains à étudier et enseigner dans l’université sud-américaine c’est un camerounais ; je suis le premier président de club de Bolivie d’origine étrangère à être invité à jouer un match amical aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de camerounais qui jouent ici, Zézé, le gabonais Kal, il y a Alasko un ivoirien qui joue aussi. Mais les camerounais sont des personnes éminentes, ils se distinguent partout. Il y a eu Tobi qui a joué aussi. Beaucoup de camerounais sont arrivés ici grâce à moi.

 Tu t’es construit une belle vie en Bolivie, tu séjournes régulièrement aux Etats-Unis, tu es président d’un club, ta femme est enseignante à l’université, tes enfants sont aussi plongés dans le football, peux-tu nous parler de toute cette actualité privée ?

 La Bolivie m’a tout donné, j’ai une maison en Bolivie, j’ai acheté un grand terrain en Bolivie où je projette d’édifier un grand centre sportif ; je vais aux états unis de façon permanente, mon club est invité tous les ans à Miami et au Texas, et surtout à Houston qui est ma ville d’adoption aussi, ce voyage me permet d’échanger des expériences avec les autres, là où tu vis, construis-toi une vie. J’ai l’impression que les états unis c’est l’esclavage moderne tu travailles pour eux.

 Quel est ton rapport avec ton pays d’origine le Cameroun ?

 Ma famille y vit je n’ai rien fait pour mon pays, mais j’y pense surtout monter une grande équipe de football. Je voudrais avoir des partenaires ici, qui sont bien disposés à venir créer sous mon canal un grand club de football avec le professionnalisme qui est lancé, mais j’étudie encore cette perspective parce qu’ici, il y a aussi une vision managériale du football, je ne veux pas amener des personnes qui peuvent se bloquer à des obstacles de toutes sortes, ça pourrait entamer ma crédibilité ici, mais mon souhait c’est de faire quelque chose de beau et de grand pour mon pays.

J’ai des contacts sérieux avec les frères du Cameroun et des dignes représentants, mais il faut toujours étudier les gens pendant longtemps.

 Quels conseils peux-tu prodiguer aux jeunes d’aujourd’hui, qui cherchent à faire carrière dans le football et qui souvent se lancent dans l’aventure en passant par le chemin que tu as pris ?

Je leur dirai d’aimer ce qu’ils font, de tout leur cœur ; de ne regarder la chose de son voisin, ou son allure, accepter son profil et ne pas à ressembler le profil de son voisin. De croire en eux, et de ne pas marcher avec des personnes louches. Et de savoir saisir les opportunités après avoir bien discerner.

 Comment souhaites-tu conclure cet entretien ?

Je suis très content de partager mon expérience dans le monde grâce à toi. Je t’ai toujours appelé mon tonton et je ne me suis pas trompé, plus de 15 ans nous nous retrouvons avec des efforts fournis autour de nos familles ce n’est pas rien, je suis très fier de représenter l’Afrique ici en Bolivie.
 
Nous avons beaucoup œuvré ici, à présent on fait venir les français dans notre championnat cela ne se faisait pas avant. C’est la dynamique de notre enthousiasme.  Je dis merci à tous et que Dieu bénisse l’équipe de camer.be qui offre les informations au monde entier, je sais que bientôt nous nous verrons sur paris.

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

BOLIVIE :: SPORT

Infos: Actualités Bolivie :: Roméo Giscard Sicasso président d’un club de football en Bolivie se raconte :: Bolivia news

Roméo Giscard Sicasso est un camerounais qui vit en Bolivie, il est président d’un club de football dans ce pays, LOS LEONES FUTBOL CLUB TUNARI. confère vidéo de l’équipe  https://o-trim.co/ogr     Camer. be l’a rencontré et au cours d’un entretien à bâtons rompus, ce jeune  humble et modeste  nous a livré une riche expérience de la vie. Lisez plutôt.

Published

on

Infos: Actualités Bolivie :: Roméo Giscard Sicasso président d’un club de football en Bolivie se raconte :: Bolivia news
Roméo Giscard Sicasso est un camerounais qui vit en Bolivie, il est président d’un club de football dans ce pays, LOS LEONES FUTBOL CLUB TUNARI. confère vidéo de l’équipe  https://o-trim.co/ogr     Camer. be l’a rencontré et au cours d’un entretien à bâtons rompus, ce jeune  humble et modeste  nous a livré une riche expérience de la vie. Lisez plutôt.

Bonjour Roméo, c’est vrai, je te connais depuis longtemps, parce que nous connaissons depuis longtemps ; mais, il y a ceux qui vont te découvrir aujourd’hui.  Est-ce que tu peux te présenter à ceux-là ?

 Bonjour Calvin, Oui effectivement nous nous connaissons depuis longtemps mon très cher grand frère, nous nous sommes rencontrés pour la première fois, c’était à Dakar, puis nous nous sommes retrouvés en Mauritanie, je garde un excellent souvenir de ces moments-là. Pour la présentation à nos lecteurs, je dirai que je m’appelle Giscard Roméo Tchockmy Tchaptchet, je suis camerounais. Ma première patrie. J’y ai vécu jusqu’à ce que je décide de le quitter pour chercher mieux ailleurs. Tout cela à cause de ma passion pour le football et je ne regrette pas.

 Tu es plus connu sur le nom de Sikasso. D’où t’es venu ce nom qui à proprement parler, n’est pas un nom d’origine camerounaise ?

 C’est mon nom d’aventure, Sikasso. Parce que vous n’ignorez pas qu’en aventure, tout le monde prend un nom d’emprunt. Mais pourquoi Sikasso ?  J’ai connu le nom de cette ville du Mali où les lions ont joué des matchs importants de la coupe de nation de 2002. Au Sénégal et je me suis retrouvé dans la maison d’un camerounais qui s’appelait Boyom Luc, sa maison était ouverte à tous les camerounais, sa femme très accueillante, préparait pour tous les camerounais démunis, c’est là qu’on voyait les matchs des lions.

Paix à son âme d’ailleurs elle n’est plus de ce monde. Alors un jour, un ivoirien arrive dans la maison et constate qu’il y a un nouveau visage, c’est ainsi qu’il me dit : eh… toi tu viens d’où ?  Je réponds que je viens de Sikasso. Il cherchait une personne qu’il pouvait commissionner. Il a donc dit oh toi Sikasso… Tu vas à la boutique me chercher de la cigarette. Tout ceux qui étaient autour de moi ont ri. Quand j’entends une personne m’appeler Sikasso, je sais qu’il me connait en aventure. C’est depuis ce jour-là que le nom est resté.  J’ai donc tenu à ouvrir une page Facebook avec ce pseudonyme. J’aime d’ailleurs ce nom, je crois aussi qu’il m’a porté bonheur.

Dans la légende de ce pays, Sikasso veut dire les noms des guerriers, les hommes forts, c’est une histoire très riche quand on te la raconte. Je suis content de le porter, c’est le carrefour de trois grandes villes, c’est de là qu’on part pour la Côte-d’Ivoire. Sikasso dit le pouvoir dont l’homme détient.

Tu t’es retrouvé dans les pays que je viens de citer c’était pour jouer au football. Tu étais alors ce jeune qui se cherchait. Aujourd’hui je suis émerveillé par ce que tu es devenu en Bolivie. Est-ce que tu peux décrire ce parcours particulier de ta vie à nos lecteurs ?

Je suis heureux de partager ce moment avec toi, nous sommes toujours comme je l’ai dit plus haut, retrouvé, c’est émouvant, c’est comme ça la vie. Ce que je retiens de toi c’est aussi cette mémoire vive que tu as. Les hommes se rencontreront toujours, c’est un grand honneur pour moi, de m’entretenir avec toi aujourd’hui comme ton égal, petit que j’étais hier. Pour  dire ceci : après la Mauritanie, je suis allé en Egypte et j’ai joué dans ce pays avant de me retrouver en Bolivie. J’étais effectivement jeune ça veut dire je manquais encore d’expérience, mais j’avais des ambitions.

Il me fallait réussir, il n’était pas question que je prenne la mer, je souhaitais voyager légalement avec un peu de patience. Je savais que je trouverai une voix, c’est par un concours de circonstances que je suis arrivé en Bolivie, c’est une option qui m’était offerte, j’ai saisi l’opportunité, j’ai joué dans ce championnat et beaucoup qui me connaissent ici, me connaissent d’abord en tant ancien footballeur. Le manager que je suis devenu ou le président de club vient après.

.Lorsque tu arrives dans un pays comme la Bolivie, où Thomas Nkono a eu à évoluer, comment on accueille un nouveau Camerounais comme footballeur. La Bolivie était-elle ton objectif dans ton aventure ?   https://o-trim.co/vro

 A dire vrai, c’est excitant comme aventure, je dirai c’est formidable. Une anecdote : lorsque j’arrive à l’aéroport de Santa Cuerdez, je suis le plus géant, je regarde presque tout le monde de haut avec mes 1m85. Dans l’avion, j’étais assis à côté d’une bolivienne qui venait du Japon et qui portait un enfant handicapé. Je l’ai aidée à porter l’enfant, à la façon camerounaise. Avant l’atterrissage, la bolivienne me demande si j’avais des connaissances en Bolivie. Je lui demande pourquoi cette question. Elle me dit qu’elle veut que je continue avec elle dans sa ville, parce que mon geste l’a touchée. Les handicapés sont de personnes que les gens évitent toujours, j’ai décliné l’offre parce qu’une personne m’attendait à l’aéroport ma future femme à qui je dois tout. Pour ce qui est de Thomas Nkono, c’est la personnalité étrangère la plus respectée. Je dirai même de tous les temps. Pour les boliviens il leur a fait honneur en venant jouer dans leur pays. Je l’ai rencontré ici lorsque son équipe espagnole   est venue jouer un match amical, il était entraineur des gardiens.

A l’époque quand tu jouais ici, lorsque tu mettais un but à Thomas Nkono tu devenais une star, ce n’était pas facile de le marquer des buts, c’est dernièrement qu’un gardien a battu son record des matchs joués sans encaisser de buts. Il m’a même raconté une anecdote de deux joueurs qui parlaient de lui dans un ascenseur dans le même hôtel qu’il résidait. Joueurs qu’ils devaient affronter le lendemain. Les deux joueurs qui étaient des attaquants se demandaient comment ils feront pour marquer un but à ce gardien Noir qui avait de larges mains, et dans l’étage suivant lorsque l’ascenseur s’est arrêté, c’est Thomas Nkono qui est entré, ils étaient stupéfaits, Tommy aussi montait à l’étage d’en haut. Ils sont restés tétanisés par son apparition subite. Ils se sont dit : « ce monsieur est un ange…comment on peut être entrain de parler de lui et il atterrit. Et à la fin du match qui s’était joué ils sont venus voir thomas et lui ont raconté l’anecdote. Ce fut une joie immense de le rencontrer ici, Thomas Nkono. Un homme humble de cœur et toujours en train de conseiller les joueurs. J’étais comme son fils et lui mon père.

 Les lecteurs seront curieux de savoir comment ton intégration s’est déroulée en Bolivie au point de devenir quelques années plus tard, président de club ? regarder d’autres vidéos  https://o-trim.co/gsr

 Oui mon équipe s’appelle Does Liones c’est-à-dire les lions, parce que je suis camerounais, quand je jouais encore dans les championnats, on m’appelait l’homme lion ; dans la vie quand tu sais ce que tu veux, tu obtiens cela, j’avais un objectif, joué, puis être manager et président d’un club j’ai réussi tout cela. Dieu merci. Tous les grands hommes ont rêvé de ce qu’ils voulaient, il faut rester sur la ligne droite, j’ai toujours dit que la réussite c’est ce que tu connais faire, pas ce que tu vois. Que tu sois porteur de sac, mécanicien, taximen, hôtelier, boulanger, écrivain ou sportif, moi j’ai aimé le football. Tout mon avenir se jouait là.

 Très régulièrement, je t’ai vu entouré des camerounais, il y a même un camerounais qui joue à l’équipe nationale de Bolivie. On a t’a vu aussi du côté du Cameroun ramener des footballeurs, comment se porte la communauté camerounaise de Bolivie ?

 Ici ce n’est pas seulement la communauté camerounaise qu’on trouve, on trouve toute l’Afrique ici, les ivoiriens, les gabonais, les sénégalais, les maliens, les togolais, les burkinabé. J’aide tous ceux qui sont là sans distinction de nationalité. Le camerounais sont puissants, les premiers africains à avoir un club de football c’est un camerounais en l’occurrence moi.

Les premiers africains à étudier et enseigner dans l’université sud-américaine c’est un camerounais ; je suis le premier président de club de Bolivie d’origine étrangère à être invité à jouer un match amical aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de camerounais qui jouent ici, Zézé, le gabonais Kal, il y a Alasko un ivoirien qui joue aussi. Mais les camerounais sont des personnes éminentes, ils se distinguent partout. Il y a eu Tobi qui a joué aussi. Beaucoup de camerounais sont arrivés ici grâce à moi.

 Tu t’es construit une belle vie en Bolivie, tu séjournes régulièrement aux Etats-Unis, tu es président d’un club, ta femme est enseignante à l’université, tes enfants sont aussi plongés dans le football, peux-tu nous parler de toute cette actualité privée ?

 La Bolivie m’a tout donné, j’ai une maison en Bolivie, j’ai acheté un grand terrain en Bolivie où je projette d’édifier un grand centre sportif ; je vais aux états unis de façon permanente, mon club est invité tous les ans à Miami et au Texas, et surtout à Houston qui est ma ville d’adoption aussi, ce voyage me permet d’échanger des expériences avec les autres, là où tu vis, construis-toi une vie. J’ai l’impression que les états unis c’est l’esclavage moderne tu travailles pour eux.

 Quel est ton rapport avec ton pays d’origine le Cameroun ?

 Ma famille y vit je n’ai rien fait pour mon pays, mais j’y pense surtout monter une grande équipe de football. Je voudrais avoir des partenaires ici, qui sont bien disposés à venir créer sous mon canal un grand club de football avec le professionnalisme qui est lancé, mais j’étudie encore cette perspective parce qu’ici, il y a aussi une vision managériale du football, je ne veux pas amener des personnes qui peuvent se bloquer à des obstacles de toutes sortes, ça pourrait entamer ma crédibilité ici, mais mon souhait c’est de faire quelque chose de beau et de grand pour mon pays.

J’ai des contacts sérieux avec les frères du Cameroun et des dignes représentants, mais il faut toujours étudier les gens pendant longtemps.

 Quels conseils peux-tu prodiguer aux jeunes d’aujourd’hui, qui cherchent à faire carrière dans le football et qui souvent se lancent dans l’aventure en passant par le chemin que tu as pris ?

Je leur dirai d’aimer ce qu’ils font, de tout leur cœur ; de ne regarder la chose de son voisin, ou son allure, accepter son profil et ne pas à ressembler le profil de son voisin. De croire en eux, et de ne pas marcher avec des personnes louches. Et de savoir saisir les opportunités après avoir bien discerner.

 Comment souhaites-tu conclure cet entretien ?

Je suis très content de partager mon expérience dans le monde grâce à toi. Je t’ai toujours appelé mon tonton et je ne me suis pas trompé, plus de 15 ans nous nous retrouvons avec des efforts fournis autour de nos familles ce n’est pas rien, je suis très fier de représenter l’Afrique ici en Bolivie.
 
Nous avons beaucoup œuvré ici, à présent on fait venir les français dans notre championnat cela ne se faisait pas avant. C’est la dynamique de notre enthousiasme.  Je dis merci à tous et que Dieu bénisse l’équipe de camer.be qui offre les informations au monde entier, je sais que bientôt nous nous verrons sur paris.

Continue Reading

Trending

0:00
0:00